Le mercredi 8 avril 2026, le Liban a été le théâtre d’une escalade de violence sans précédent, marquée par des frappes israéliennes qui ont frappé la capitale, Beyrouth, et d’autres régions du pays. Ces bombardements, qui interviennent alors qu’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran semblait être en cours de négociation, ont causé la mort d’au moins 89 personnes et blessé plus de 700 autres, suscitant une onde de choc parmi la population.
EN BREF
- 89 personnes tuées et plus de 700 blessées lors de frappes israéliennes sur le Liban.
- Le Hezbollah déclare son droit de riposter face à cette offensive.
- Appel à l’aide humanitaire lancé par le Premier ministre libanais.
Les frappes israéliennes ont visé des infrastructures militaires, en particulier celles du Hezbollah, dans une opération qualifiée de « plus grande frappe coordonnée » depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, débutée le 28 février. Cette offensive a provoqué des scènes de panique dans Beyrouth, notamment en pleine heure de pointe, où des témoins ont rapporté des immeubles en flammes et des débris jonchant les rues.
Au cours de la journée, plusieurs frappes ont ciblé un quartier résidentiel de Beyrouth, entraînant l’effondrement partiel d’un immeuble. Les ambulances affluaient vers les hôpitaux, où les médecins ont dû faire face à un afflux massif de blessés, dont des enfants. « J’ai vu une frappe, c’était très fort, des enfants ont été tués, d’autres ont eu les bras coupés », témoigne Yasser Abdallah, un habitant du centre de Beyrouth.
Le ministre de la Santé, Rakan Nasreddine, a confirmé le bilan tragique, tandis que les hôpitaux de la ville, notamment l’hôpital de l’Université américaine, ont lancé un appel urgent aux dons de sang. La situation est devenue critique, avec de nombreuses personnes rassemblées devant les urgences, l’angoisse palpable dans l’air.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a publiquement appelé les amis du Liban à intervenir pour mettre fin à ces attaques, affirmant que le cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l’Iran ne devrait pas ignorer le Liban. « Tous les amis du Liban sont appelés à nous venir en aide pour faire cesser ces attaques par tous les moyens », a-t-il déclaré.
En réponse à cette offensive, le Hezbollah a exprimé son intention de riposter. Le mouvement islamique, qui avait jusqu’alors évité de revendiquer des attaques contre Israël depuis le début des hostilités, se considère désormais en droit d’agir pour défendre ses membres et ses infrastructures. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a quant à lui félicité l’armée israélienne pour l’exécution parfaite de cette opération, soulignant qu’elle visait des « centaines de terroristes » du Hezbollah.
Les frappes israéliennes ont également ciblé d’autres régions du Liban, notamment la plaine de la Békaa et le sud du pays. L’armée israélienne avait auparavant averti la population de certaines zones de se préparer à évacuer, intensifiant ainsi la peur au sein des civils. La guerre, qui a touché le Liban suite à l’escalade des tensions régionales, a déjà fait plus de 1.500 morts et engendré le déplacement de plus d’un million de personnes depuis le début des affrontements.
Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, les appels au cessez-le-feu se multiplient. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a affirmé que les États-Unis, l’Iran et leurs alliés avaient convenu d’un cessez-le-feu « partout », y compris au Liban, dans le cadre d’efforts de médiation.
Cette nouvelle escalade soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la région et à la sécurité des civils pris dans le conflit. Les frappes israéliennes sur le Liban ne font qu’accentuer les tensions déjà présentes, rendant la situation encore plus volatile et complexe.