Le 8 avril 2023, Israël a exprimé son soutien à la décision du président américain Donald Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines. Cette décision fait partie d’un accord de cessez-le-feu conditionné à la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz par l’Iran. Cependant, le gouvernement israélien a précisé que cette trêve n’inclut pas le Liban, où les frappes se poursuivent.
EN BREF
- Israël soutient la suspension des frappes en Iran pendant deux semaines.
- Le cessez-le-feu ne s’applique pas au Liban, selon le gouvernement israélien.
- Des tensions demeurent malgré les efforts de médiation internationale.
Dans un communiqué officiel, le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré : « Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines, à condition que l’Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les États-Unis, Israël et les pays de la région. » Cette déclaration fait suite à des tensions croissantes dans la région, exacerbées par des attaques menées contre Israël par le Hezbollah, un groupe armé soutenu par l’Iran.
La position d’Israël a suscité des réactions mitigées sur la scène internationale. Le président français Emmanuel Macron a souligné que pour qu’un cessez-le-feu soit efficace, il doit inclure « pleinement » le Liban. De son côté, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a qualifié la poursuite des frappes israéliennes au Liban d’« inacceptable », dénonçant l’invasion d’un pays souverain.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui joue le rôle de médiateur dans le conflit, a déclaré que les États-Unis, l’Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu « partout, y compris au Liban », après de longues négociations. Dans un message publié sur X, il a affirmé que ce cessez-le-feu avait « effet immédiat », mais les réticences israéliennes soulèvent des questions quant à la durabilité de cet accord.
En effet, l’armée israélienne a récemment achevé le déploiement de ses troupes au sol dans le sud du Liban, établissant une « ligne de défense avancée » contre le Hezbollah. Depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, les frappes israéliennes ont causé la mort de 1 530 personnes au Liban, selon le ministère de la Santé libanais.
Israël a également réaffirmé son engagement à stopper les menaces que représente l’Iran, tant sur le plan nucléaire que balistique. Le communiqué israélien précise que le pays soutient les efforts des États-Unis pour réduire l’influence iranienne dans la région.
Par ailleurs, l’Iran a présenté un plan en dix points aux États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Parmi les propositions figurent un principe de non-agression, la reconnaissance du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz et la levée des sanctions. Des discussions entre Téhéran et Washington sont prévues à Islamabad, à partir de vendredi, bien que l’Iran ait précisé que cela ne devait pas être interprété comme la fin des hostilités.
Cette situation délicate met en lumière les défis complexes auxquels sont confrontés les acteurs régionaux et internationaux pour parvenir à une paix durable. Les décisions prises dans les jours à venir seront cruciales pour déterminer l’avenir des relations au Moyen-Orient.