Wall Street en forte hausse après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran

La Bourse de New York a enregistré une nette progression mercredi, marquée par un optimisme croissant des investisseurs suite à l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Cette trêve, convenue dans la nuit de mardi à mercredi, a soulagé les marchés, provoquant une importante hausse des indices boursiers.

EN BREF

  • Le Dow Jones a gagné 2,85% et le Nasdaq 2,80% mercredi.
  • Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran fait espérer une reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
  • Les tensions demeurent, avec des menaces de reprise des hostilités entre Téhéran et Israël.

Dans ce contexte, le Dow Jones a clôturé en hausse de 2,85%, tandis que l’indice technologique Nasdaq a progressé de 2,80% et l’indice élargi S&P 500 a enregistré une augmentation de 2,51%. Angelo Kourkafas, analyste chez Edward Jones, souligne qu’un véritable sentiment de soulagement traverse le marché, un phénomène rare dans un environnement globalement incertain.

La trêve entre les deux nations ouvre la voie à une possible normalisation des échanges, notamment dans le détroit d’Ormuz, crucial pour le transit de 20% du pétrole mondial. Cette perspective a entraîné une chute des prix du pétrole, qui sont revenus sous le seuil psychologique de 100 dollars le baril. Jose Torres, d’Interactive Brokers, note que cela contribue à apaiser les craintes de récession, tout en révisant à la hausse les prévisions de croissance mondiale et en diminuant les anticipations d’inflation.

Cependant, la situation reste fragile. Le Pakistan, qui agit en tant que médiateur, a appelé à la retenue après des frappes israéliennes au Liban et des attaques iraniennes contre des pétromonarchies du Golfe. Malgré l’annonce d’une réouverture du détroit d’Ormuz, la prudence des armateurs est palpable, avec peu de navires osant s’aventurer dans cette zone à risques.

Les analystes demeurent prudents. Angelo Kourkafas avertit que la volatilité pourrait rapidement revenir sur les marchés, tandis que Jose Torres rappelle que Wall Street n’est pas encore complètement tirée d’affaire. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à dix ans est resté stable, autour de 4,29% à 20H15 GMT.

Dans le secteur de l’énergie, les cours du pétrole en chute ont entraîné un repli des actions des géants pétroliers. Chevron a perdu 4,34%, ConocoPhillips 4,93%, et ExxonMobil a vu son action reculer de 4,70% à 156,21 dollars. Ce dernier a d’ailleurs annoncé que les perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient allaient réduire d’environ 6% sa production mondiale de pétrole au premier trimestre, par rapport au trimestre précédent.

À l’inverse, les compagnies aériennes, particulièrement malmenées ces dernières semaines, ont connu un regain d’intérêt. Delta Air Lines a progressé de 3,78%, American Airlines de 5,55% et Alaska Air Group de 8,11%. Les croisiéristes ont également bénéficié de cette embellie, avec Carnival enregistrant une hausse de 11,23% et Royal Caribbean de 4,38%.

Les entreprises de livraison, telles que FedEx (+4,59%) et UPS (+2,94%), ont également profité de ce contexte favorable, tandis que les valeurs liées aux cryptomonnaies ont vu leur activité s’intensifier, notamment avec le rebond du bitcoin. La plateforme d’échange Robinhood a gagné 3,13% et Riot Platforms a flambé de 13,53%.

Ainsi, bien que Wall Street ait connu une journée de franche hausse, les incertitudes géopolitiques demeurent d’actualité, et les investisseurs restent vigilants face aux développements futurs dans cette région stratégique.