La déclaration de revenus pour l’année 2025 s’ouvrira le jeudi 9 avril 2026. Chaque printemps, des millions de contribuables se préparent à remplir leur déclaration en ligne. Cette année, une nouveauté significative se profile à l’horizon, touchant spécifiquement certains foyers. Ceux qui emploient une aide à domicile, une nourrice ou un jardinier vont devoir faire face à une question supplémentaire dans leur déclaration, une étape simple mais cruciale pour leurs impôts 2026.
EN BREF
- Une nouvelle case dans la déclaration pour les foyers employant des aides à domicile.
- Obligation de préciser à qui chaque euro a été versé, sous peine de perdre des crédits d’impôt.
- Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile rembourse 50 % des dépenses éligibles.
Près de 4,7 millions de foyers bénéficient actuellement du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile, une mesure qui allège significativement les dépenses liées à la garde d’enfants, aux services ménagers, ou encore au soutien scolaire. La déclaration de ces dépenses sera désormais plus complexe, car il ne suffira plus d’indiquer le montant total des frais engagés ; il sera indispensable de détailler à qui chaque somme a été versée. Ce changement pourrait avoir des conséquences financières notables pour les contribuables négligents.
Le crédit d’impôt pour les services à la personne est l’un des dispositifs fiscaux les plus avantageux, remboursant 50 % des dépenses éligibles, dans la limite de 12 000 euros par an. Cette limite peut être augmentée à 15 000 euros selon la composition familiale. L’augmentation du recours aux services à domicile a fait grimper le coût de ce dispositif de 4 milliards à plus de 7 milliards d’euros en quelques années.
Un amendement à la loi de finances a introduit cette nouvelle obligation, stipulant qu’une rubrique spécifique doit être ajoutée dans le formulaire de déclaration. Cette rubrique requiert que les contribuables précisent non seulement la nature de l’organisme ou de la personne ayant bénéficié du crédit d’impôt, mais aussi la nature des prestations fournies. L’objectif est de mieux évaluer l’impact des dispositifs en place.
Concrètement, cette mesure concerne les foyers qui remplissent la case 7DB, celle dédiée aux dépenses de services à la personne. Dans le formulaire, une nouvelle colonne apparaîtra, demandant de préciser qui a effectué les travaux ou les heures d’aide. Les contribuables devront indiquer si le paiement a été effectué à un particulier employeur via un chèque emploi service universel (Cesu), à un organisme de services à la personne, ou à un mandataire. De plus, il sera nécessaire de mentionner la nature des prestations fournies, en conformité avec les factures ou attestations fournies par l’Urssaf.
Pour ceux qui utilisent déjà l’Urssaf pour déclarer leurs dépenses, une partie des informations sera pré-remplie dans leur déclaration en ligne. Cependant, ces nouvelles données devront être soigneusement vérifiées et complétées, le cas échéant.
Il est essentiel de prendre cette nouvelle exigence au sérieux. Une case mal remplie ou laissée vide pourrait entraîner un retard dans le remboursement du crédit d’impôt, voire une demande de justificatifs de la part de l’administration fiscale. En cas de contrôle ciblé, les conséquences peuvent être lourdes. Avec un crédit d’impôt pouvant représenter plusieurs milliers d’euros par an, il s’avère donc judicieux de consacrer quelques minutes à la vérification des informations fournies.
En somme, cette petite modification pourrait avoir un impact significatif sur les finances de nombreux foyers. Une vigilance accrue lors de la déclaration s’impose pour éviter des pertes financières indésirables.