Récupérateurs d’eau de pluie : éviter les erreurs pour optimiser les économies

Les restrictions d’arrosage, l’augmentation des factures d’eau et les étés de plus en plus secs poussent de nombreux jardiniers à rechercher des solutions économiques pour préserver leurs espaces verts. Installer un récupérateur d’eau de pluie est une option qui séduit de plus en plus. Toutefois, cette démarche peut comporter des pièges que certains usagers pourraient ignorer, entraînant des conséquences sur leur consommation d’eau, leur sécurité et même sur leurs impôts.

EN BREF

  • Un récupérateur d’eau de pluie peut réduire significativement les factures d’eau.
  • Des erreurs d’installation peuvent entraîner des taxes inattendues.
  • Il est essentiel de respecter des règles sanitaires pour une utilisation sécurisée de l’eau récupérée.

Le principe d’un récupérateur d’eau de pluie est simple : il s’agit d’une cuve qui collecte l’eau des averses via une gouttière. Chaque litre d’eau récupéré permet de diminuer la consommation d’eau potable. Ellen Sturup Comeau, experte en gestion de l’eau, souligne que « la collecte de l’eau de pluie peut réduire la facture d’eau d’un jardinier en diminuant la quantité d’eau traitée utilisée pour l’irrigation ». Un baril individuel peut stocker près de 380 litres, une quantité suffisante pour les pots et massifs, mais pas pour l’ensemble d’une pelouse.

Choisir un récupérateur et l’installer correctement

Pour un usage domestique, les experts recommandent d’opter pour des cuves en plastique, qui sont à la fois économiques et pratiques. Ashly Tamayo, directrice à Recipe for Success et Hope Farms, explique que le plastique alimentaire, opaque et de couleur sombre, est le choix le plus judicieux. Il est important que le récupérateur soit équipé d’un couvercle sécurisé, d’un filtre à l’entrée, d’un système de trop-plein et d’un robinet pour faciliter le remplissage des arrosoirs.

L’installation doit se faire au pied d’une descente de gouttière, sur un sol stable, en orientant le trop-plein loin des fondations. Une cuve placée à l’extérieur, sur une dalle, ne génère pas de surface taxable. En effet, la taxe d’aménagement concerne principalement les locaux clos et couverts dépassant 5 m² et 1,80 m de hauteur. Pour éviter que le récupérateur n’attire les nuisibles, il est conseillé de prévoir une barrière en maille autour de la cuve, comme le recommande Daniel Steward, directeur général de Shield Pest Control.

Utiliser l’eau de pluie en toute sécurité

Il est crucial de rappeler que l’eau stockée dans le récupérateur n’est pas potable. Ellen Sturup Comeau met en garde contre les risques de contamination : « L’eau de pluie collectée dans un baril peut contenir des polluants, dont des pathogènes, des métaux lourds et des pesticides. » Avant d’utiliser cette eau pour arroser des fruits ou légumes, des précautions supplémentaires doivent être prises. Cependant, pour les massifs ornementaux, les arbustes et la pelouse, l’eau de pluie est bénéfique. Elle contient des nitrates essentiels à la croissance des plantes.

Pour profiter de cette ressource sans risque, Ellen Sturup Comeau recommande de l’utiliser principalement pour l’irrigation et le nettoyage, tout en se lavant les mains avec de l’eau potable après chaque manipulation. Ainsi, il est possible de tirer parti de cette ressource précieuse tout en maîtrisant sa consommation d’eau et en allégeant sa facture.

En résumé, l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie peut offrir des avantages économiques indéniables aux jardiniers, à condition de suivre scrupuleusement les recommandations d’installation et d’utilisation. Éviter les erreurs courantes contribue à préserver ses économies tout en profitant d’un arrosage plus responsable.