La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé ce vendredi, alors que les investisseurs affichent une certaine prudence à l’approche de négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, prévues ce week-end à Islamabad. Les acteurs de marché restent attentifs aux développements de cette situation géopolitique délicate.
EN BREF
- Le Dow Jones a chuté de 0,56 %, tandis que le Nasdaq a gagné 0,35 %.
- Les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran doivent débuter ce week-end à Islamabad.
- Les cours du pétrole ont reculé, signe d’un espoir chez les investisseurs.
Ce vendredi, le Dow Jones a reculé de 0,56 %, tandis que le Nasdaq a enregistré une légère hausse de 0,35 %. L’indice S&P 500 a aussi connu un léger déclin de 0,12 %. Néanmoins, sur l’ensemble de la semaine, ces indices ont tous progressé de plus de 3 %, illustrant une tendance générale à l’optimisme sur les marchés.
Les investisseurs s’inquiètent particulièrement des discussions de cessez-le-feu entre les deux nations, qui devraient avoir lieu à Islamabad. Selon Elias Haddad, analyste chez Brown Brothers Harriman, « les marchés évoluent dans un climat de prudence à l’approche de ces pourparlers. » Le Premier ministre pakistanais a confirmé que des représentants des États-Unis et de l’Iran se rendraient à ces négociations.
Malgré des doutes sur la tenue des discussions, le gouvernement pakistanais a insisté sur le fait que les négociations se tiendront. Toutefois, les autorités iraniennes ont rappelé qu’elles attendaient des concessions de la part des États-Unis, notamment une trêve au Liban et le déblocage de leurs actifs.
Cette incertitude a entraîné une baisse des cours du pétrole, qui ont chuté d’environ 13 % sur la semaine. Les investisseurs semblent espérer que la situation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole, pourrait s’améliorer. La navigation dans cette région reste largement perturbée depuis le début des hostilités.
Nancy Vanden Houten, d’Oxford Economics, souligne que même si une trêve est instaurée, il est probable que les prix du pétrole ne baissent que progressivement. Dans le même temps, les derniers chiffres de l’inflation aux États-Unis, avec un indice CPI en hausse de 3,3 % sur un an, ont été accueillis sans surprise par les marchés.
En ce qui concerne le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État à 10 ans a légèrement augmenté, atteignant 4,32 % en clôture. Ce mouvement pourrait refléter l’anticipation des investisseurs face aux futurs développements économiques.
Sur le plan des entreprises, certains titres ont connu des évolutions significatives. Par exemple, le groupe d’analyse de données Palantir a enregistré une baisse de 1,90 % après un début de journée difficile, bien qu’il ait reçu un soutien du président américain sur les réseaux sociaux. En revanche, le taïwanais TSMC a progressé de 1,40 % grâce à des résultats trimestriels impressionnants, notamment une augmentation de 35 % de son chiffre d’affaires.
À l’inverse, l’éditeur de logiciels ServiceNow a chuté de 7,58 % après une dégradation de sa recommandation par UBS, qui a exprimé des inquiétudes quant à la capacité de l’entreprise à faire face aux défis posés par l’intelligence artificielle. Ce secteur, fortement impacté par l’essor de l’IA, a vu certaines entreprises perdre jusqu’à 50 % de leur capitalisation boursière depuis le début de l’année.
Dans ce contexte, la prudence reste de mise pour les investisseurs alors que l’évolution des tensions géopolitiques pourrait avoir des répercussions sur les marchés dans les jours à venir.