La vaisselle des années 70 retrouve une nouvelle vie aux enchères en 2026

Dans de nombreuses cuisines françaises, des cartons de vaisselle des années 70, ornés de motifs floraux, dorment encore dans l’ombre des placards. Ces assiettes, souvent signées Arcopal ou Duralex, ont longtemps accompagné les repas familiaux avant d’être reléguées dans des lieux oubliés, entre promesses de déménagement et d’éventuelles déchetteries.

EN BREF

  • La vaisselle vintage des années 70 connaît un regain d’intérêt en 2026.
  • Certains modèles ont vu leur prix grimper de plus de 300 % aux enchères.
  • Les services complets Arcopal peuvent atteindre plus de 300 € selon l’état et le motif.

En 2026, ce décor familier connaît un véritable renouveau sur le marché, suscitant un intérêt sans précédent de la part des experts en arts décoratifs du XXe siècle. Selon les commissaires-priseurs, la demande pour le design utilitaire de cette époque, souvent appelée les Trente Glorieuses, a explosé. Des modèles emblématiques voient leur cote s’envoler, dépassant parfois les 300 %. Les services complets de vaisselle Arcopal se négocient désormais à des prix atteignant 300 € et plus.

Ce succès s’explique par un savant mélange de nostalgie et de technologie. Fabriquées en opale de verre par Arc International ou en verre trempé par Duralex, ces pièces ont été durcies par un choc thermique, les rendant presque incassables. Les commissaires-priseurs constatent une arrivée en salle d’enchères de services des années 70 en excellent état, malgré des décennies d’utilisation.

Parallèlement, la tendance rétro et l’engouement pour le made in France boostent la popularité de la vaisselle Arcopal vintage. Une simple assiette se vend entre 2 et 12 €, tandis que mugs et tasses se négocient entre 8 et 12 €. Cependant, ce sont les services complets qui fascinent véritablement les collectionneurs, avec des estimations variant de 50 à plus de 300 €, en fonction du motif et de l’état.

Au sommet de la hiérarchie des motifs, le motif Lotus se distingue comme le véritable Graal. Ses grandes fleurs stylisées, déclinées en plusieurs couleurs sur un fond blanc opalin, déclenchent des enchères féroces. Certains passionnés n’hésitent pas à débourser plusieurs centaines d’euros pour un service complet en parfait état. Viennent ensuite les motifs Myosotis, avec leurs petites fleurs bleues, et Scania, aux fleurettes multicolores très typées années 70, sans omettre les séries publicitaires Mobil ou Shell.

Pour déterminer si vos assiettes font partie de ces collections prisées, il convient de retourner chaque pièce. Sur le culot, il faut repérer l’estampille de la marque et un numéro de moule en relief. Un simple passage du doigt sur le bord de la pièce peut s’avérer révélateur : la moindre ébréchure peut faire chuter la valeur de 80 %. Privilégier un service homogène, incluant assiettes, plats, saladiers et tasses, est toujours préférable à un lot dépareillé.

Avant de songer à envoyer votre vaisselle à la déchetterie, il est conseillé d’adopter la méthode des professionnels. Les commissaires-priseurs commencent par isoler les motifs prisés, tels que Lotus ou Myosotis, puis comptent le nombre de pièces pour vérifier la complétude du service. Des photos nettes, prises de face, de profil et du dessous, doivent ensuite être envoyées via les plateformes d’estimation gratuite proposées par les études de commissaires-priseurs.

Si l’expert estime votre lot intéressant, une vente aux enchères peut être envisagée pour un grand service Lotus ou une série publicitaire complète. Pour d’autres pièces, des plateformes comme Vinted ou Leboncoin, ainsi que les brocantes, restent des alternatives idéales, à condition d’éviter le lave-vaisselle, qui peut abîmer les décors.

En définitive, la vaisselle des années 70, autrefois reléguée au fond des placards, revient sur le devant de la scène, portée par la nostalgie et le désir de redécouverte de notre patrimoine quotidien.