Le 11 avril dernier, un incident tragique a profondément marqué les familles de Nantes. Cinq tombes ont été profanées au cimetière du Vieux-Doulon, semant l’effroi parmi les proches des défunts. Certaines sépultures ont été ouvertes, laissant les familles sous le choc.
EN BREF
- Cinq tombes profanées au cimetière du Vieux-Doulon à Nantes.
- Des cercueils ont été ouverts, provoquant l’indignation des familles.
- Une enquête pour violation de sépulture a été ouverte par le parquet de Nantes.
Ce samedi, plusieurs familles se sont rendues au cimetière pour rendre hommage à leurs proches. À leur arrivée, elles ont été accueillies par des policiers qui leur ont annoncé la triste nouvelle : plusieurs tombes avaient été profanées. Le fils d’une des défunts, dont la tombe a été ouverte, a exprimé son indignation : « C’est une honte. Ceux qui ont fait ça sont des vandales ».
Les dégâts sont considérables. Les pierres tombales ont été brisées et des cercueils ouverts, exposant leur contenu au regard des passants. Un petit-fils d’une autre défunte a déclaré : « Il faut s’accrocher pour regarder, car on peut tout voir à l’intérieur ». Face à cette situation, des ouvriers ont été dépêchés sur place pour refermer les cercueils et installer des dalles de béton provisoires afin de sécuriser les tombes en attendant des réparations définitives.
Un témoin, toujours sous le choc, a annoncé son intention de porter plainte : « Pourquoi s’en prendre à des défunts ? Il faut les laisser se reposer en paix. C’est très violent ». La maire de Nantes, Johanna Rolland, a également réagi vigoureusement sur les réseaux sociaux, condamnant fermement ces actes de vandalisme. Elle a présenté ses pensées aux familles touchées par cette « acte ignoble » et a confirmé qu’une plainte serait déposée.
Le cimetière a été fermé jusqu’à nouvel ordre, et un renforcement des mesures de sécurité a été mis en place. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête en flagrance pour « violation de sépulture », cherchant à identifier les auteurs de ces actes odieux. Les familles, quant à elles, dénoncent un manque de sécurisation du cimetière, malgré leurs alertes répétées concernant des vols de gerbes de fleurs et d’objets religieux.
Un membre de la communauté a déclaré : « Ça fait dix mois qu’on se bat avec la mairie pour mettre des caméras. Nous avons déposé plusieurs plaintes pour des vols de fleurs, de pots, de saintes… ». La situation révèle un besoin pressant de mesures de sécurité plus rigoureuses pour protéger les lieux de mémoire.
Les événements de ce week-end laissent une empreinte indélébile sur les familles endeuillées, qui pleurent non seulement leurs proches, mais aussi le respect dû à leur mémoire. La communauté de Nantes se mobilise, espérant que des actions concrètes seront mises en œuvre pour éviter de futurs actes de profanation.