Le procès autour du vol d’un casque en or d’une valeur inestimable s’est ouvert mardi aux Pays-Bas, avec des peines de prison proposées allant de 44 à 66 mois. Trois hommes sont accusés d’avoir dérobé cet objet, datant du Ve siècle avant notre ère, lors d’un cambriolage audacieux du musée régional de Drenthe, l’an dernier.
EN BREF
- Trois hommes sont jugés pour le vol d’un casque en or en janvier 2025.
- Des peines de prison entre 44 et 66 mois ont été demandées par le parquet.
- Le casque et deux bracelets en or ont été retrouvés en avril 2026.
Le 3 janvier 2025, le musée de Drenthe a été le théâtre d’un cambriolage spectaculaire. Des cambrioleurs, armés de bombes pyrotechniques, ont brisé les vitrines pour s’emparer du casque de Cotofeni et de plusieurs bracelets en or. Cet acte criminel a provoqué une vive émotion en Roumanie, pays d’origine des trésors, et a déclenché une vaste opération policière pour retrouver les biens volés.
Le parquet a requis des peines de trois ans et huit mois de prison contre Jan B. (21 ans) et Douglas Chesley W. (37 ans), qui ont accepté un accord comprenant la restitution du casque et de deux des bracelets. En revanche, Bernhard Z. (35 ans) a nié toute implication et a refusé de collaborer avec les autorités, ce qui a conduit à une demande de peine de cinq ans et six mois.
Les procureurs ont souligné que même si les deux premiers suspects avaient trouvé un accord, la recherche du troisième bracelet se poursuivait. « Cela ne signifie pas que les recherches ont pris fin », a affirmé le parquet dans un communiqué. Les preuves présentées au tribunal incluent des vidéos de surveillance et des traces d’ADN trouvées sur des fragments de verre, ainsi que sur des éclats du casque en or.
Le procès, qui a débuté le 14 avril, devrait s’étendre sur plusieurs jours. Il a été révélé que le butin, retrouvé en avril 2026, était en excellent état, malgré une légère bosse sur le casque. Les autorités néerlandaises ont organisé une conférence de presse pour annoncer cette découverte, marquant un tournant dans cette affaire.
Les accusés sont poursuivis pour vol et dégradation des biens du musée. Les objets volés faisaient partie d’un prêt du musée de Bucarest, dont le directeur a été licencié peu après l’incident pour avoir autorisé cette exposition.
Face à la montée des vols d’œuvres d’art, le gouvernement néerlandais a prévu un budget de 5,7 millions d’euros pour potentiellement dédommager la Roumanie. Les musées néerlandais, déjà ciblés par des cambrioleurs par le passé, doivent renforcer leur sécurité pour éviter de futurs incidents de ce type.
La question de la protection des trésors culturels se pose avec acuité, alors que ce vol rappelle les vulnérabilités auxquelles sont exposés les établissements d’art en Europe. La vigilance et la sécurité doivent être renforcées pour préserver ce patrimoine inestimable.