Donald Trump évoque une fin de guerre avec l’Iran et relance les négociations

Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi que la guerre avec l’Iran était « presque finie », tout en annonçant la possibilité de reprendre les discussions avec Téhéran cette semaine au Pakistan. Dans une interview diffusée sur Fox News, il a affirmé que les autorités iraniennes « veulent vraiment parvenir à un accord ». Cette déclaration survient alors que les tensions dans la région demeurent élevées malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

EN BREF

  • Trump a déclaré que la guerre avec l’Iran serait « presque finie ».
  • Des négociations pourraient reprendre cette semaine au Pakistan.
  • Les tensions persistent, avec un blocus maritime frappant l’économie iranienne.

Le week-end dernier, un premier round de discussions entre le vice-président américain, JD Vance, et les autorités iraniennes n’a pas abouti, mais n’a pas non plus entraîné l’échec du cessez-le-feu. Ce dernier, instauré le 8 avril, a permis d’apaiser temporairement les hostilités. Toutefois, Washington a intensifié sa pression sur Téhéran en imposant un blocus du transit maritime vers et depuis les ports iraniens. Le général Brad Cooper, à la tête des forces américaines dans la région, a affirmé que « 90 % de l’économie iranienne » dépendait de ce commerce, ce qui souligne l’impact significatif de ces mesures.

Dans ce contexte délicat, Donald Trump a salué les efforts de médiation du chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et a indiqué que des négociateurs américains pourraient se rendre à Islamabad pour relancer les pourparlers. Cette initiative reçoit le soutien du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a appelé à des « négociations sérieuses », insistant sur le fait qu’il n’y a pas de solution militaire à cette crise.

Les marchés semblent réagir avec prudence aux événements en cours, le prix du pétrole restant en dessous de 95 dollars le baril malgré les tensions. Cela pourrait indiquer une certaine confiance dans une résolution pacifique du conflit. Parallèlement, la Russie a proposé de compenser le déficit énergétique que la Chine pourrait subir à cause de la guerre, comme l’a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Négociations entre Israël et le Liban

Sur un autre front, des avancées diplomatiques ont également été notées entre Israël et le Liban. Les deux pays ont convenu de commencer des négociations directes pour parvenir à une paix durable, une première depuis 1993. Les discussions se sont tenues sous l’égide des ambassadeurs à Washington, mais il reste encore à définir la date et le lieu des pourparlers.

L’ambassadeur israélien, Yechiel Leiter, a exprimé une volonté de collaboration, déclarant que les deux nations étaient unies dans leur désir de libérer le Liban de l’influence du Hezbollah pro-iranien. Cependant, ces négociations se déroulent dans un contexte de violence persistante, le Hezbollah continuant ses attaques contre Israël. Ce dernier a réagi à ces provocations par des frappes, faisant état de pertes humaines des deux côtés.

Depuis le début des hostilités en mars, plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban, selon des sources officielles, avec près d’un million de personnes déplacées. Du côté israélien, treize soldats ont été tués, et des affrontements récents ont fait des blessés dans le sud du Liban, notamment à Bint Jbeil.

Ces développements soulignent la complexité de la situation au Moyen-Orient, avec des efforts diplomatiques qui s’intensifient tout en étant confrontés à des défis majeurs. Alors que les acteurs internationaux tentent de trouver des solutions, la paix reste fragile et les incertitudes demeurent quant à l’avenir de la région.