Témoignage d’une victime française de Jeffrey Epstein : un quotidien sous emprise à Paris

Dans une enquête poignante, « Complément d’enquête » a mis en lumière le témoignage d’une victime française de Jeffrey Epstein, révélant les atrocités vécues dans son appartement parisien. Ce récit glaçant témoigne d’une réalité sombre, où la victime a été réduite au rôle d’esclave sexuelle du millionnaire américain.

EN BREF

  • Une victime française de Jeffrey Epstein raconte son expérience d’esclave sexuelle à Paris.
  • Elle était présentée comme assistante, mais devait répondre à des exigences dégradantes.
  • Les abus se sont déroulés dans le luxueux appartement du millionnaire, avenue Foch.

Depuis un an, « Complément d’enquête » s’est engagé à explorer le volet français d’un scandale qui a secoué le monde entier. La récente publication de documents déclassifiés par la justice américaine a ravivé l’intérêt pour cette affaire. L’une des victimes françaises a finalement accepté de partager son histoire, un récit troublant sur l’emprise qu’a exercée Jeffrey Epstein sur elle.

La femme, qui se présente comme une ancienne assistante d’Epstein, a révélé qu’elle était rémunérée jusqu’à **2 500 euros par mois** pour un rôle bien plus sinistre que celui qu’on lui avait attribué. Dans le cadre somptueux de l’appartement d’Epstein, situé dans le **prestigieux quartier de l’avenue Foch**, elle a été contrainte de se plier à des exigences dégradantes qui ont marqué son quotidien.

Elle décrit ses fonctions : être constamment à ses côtés, exécuter des tâches telles que des massages, faire les courses, et surtout, être disponible **24 heures sur 24**. Le terme « assistante » ne recouvre, selon elle, aucune des réalités de son travail, qui était en fait une forme d’esclavage moderne. Les « massages » évoqués étaient en réalité des agressions sexuelles.

Un quotidien sous contrôle

Aujourd’hui, elle évoque avec horreur les détails de ce qui était devenu sa vie. Epstein ne se contentait pas de dicter ses activités ; il contrôlait aussi son apparence. Elle devait porter un uniforme : « petite chemise, petit jean, petites baskets », sans aucun maquillage. Les soutiens-gorge étaient interdits, car Epstein souhaitait pouvoir la manipuler à sa guise. « On lui appartenait », confie-t-elle, avec un frisson de désespoir dans la voix.

Les souvenirs de certaines scènes demeurent gravés dans sa mémoire. L’une des plus marquantes reste un incident où Epstein lui a demandé de se présenter comme son esclave devant un visiteur. « Il était mort de rire », se souvient-elle, tandis qu’elle ressentait une humiliation profonde, déchirante. Ce moment illustre la perversité du millionnaire, qui jouait avec la dignité humaine comme un jouet.

Cette femme a été auditionnée par la police française en 2022, mais trois ans après la mort d’Epstein, elle réalise qu’il était trop tard pour porter plainte. Son récit s’ajoute à la longue liste de victimes qui ont souffert sous l’emprise de cet homme, dont les agissements ont eu des répercussions tragiques à l’échelle mondiale.

Le témoignage de cette victime sera diffusé dans le cadre de l’émission « Complément d’enquête », le **16 avril 2026**. Ce nouveau récit vient enrichir l’exploration d’une affaire qui continue de fasciner et de révulser, mettant en lumière les réalités sombres de la manipulation et de l’exploitation sexuelle.

Alors que les investigations se poursuivent, le besoin de justice pour ces victimes reste crucial. Chaque témoignage, comme celui-ci, participe à la prise de conscience collective et à l’espoir d’un changement durable dans la lutte contre ces crimes odieux.