Grève des salariés de TotalEnergies face à la hausse des prix du carburant

Une vague de grève a touché vendredi une vingtaine de stations-service du réseau Argedis, une filiale de TotalEnergies. Les salariés, mobilisés par la CGT, réclament une aide face à l’augmentation des coûts du carburant, qui pèsent lourdement sur leur budget.

EN BREF

  • Grève dans une vingtaine de stations-service du réseau Argedis.
  • Les salariés demandent une aide face à l’augmentation des prix du carburant.
  • TotalEnergies propose une prime jugée insuffisante par la CGT.

Les grévistes expriment leurs préoccupations quant à l’impact économique de la flambée des prix du carburant, qui atteint des sommets inédits. Pour certains d’entre eux, le budget alloué à l’essence s’élève à 400 euros par mois, alors que leur salaire net ne dépasse pas 1.600 euros. Une situation jugée insoutenable par les représentants syndicaux.

La direction de TotalEnergies a toutefois minimisé l’ampleur du mouvement, indiquant que seulement huit stations étaient affectées, ce qui représente environ 4 % des 182 stations gérées par Argedis. Dans une déclaration, une déléguée syndicale a affirmé qu’aucun litre de carburant ne serait vendu durant la grève, soulignant l’intensité de la mobilisation.

À la station du Mont-Saint-Michel, l’accès aux pompes a été bloqué par des barrières et la boutique était fermée. Les grévistes, présents en nombre, ont affiché des slogans tels que « Le prix du carburant nous étouffe, on se bat pour nos salaires », soulignant leur frustration face à la situation.

En réponse aux revendications des salariés, la direction a proposé une « prime carburant » variant entre 15 et 40 euros par mois, selon la distance parcourue. Cependant, cette offre a été qualifiée de « miettes » par la CGT, qui appelle au blocage des stations à l’approche des départs en vacances en Île-de-France.

La direction de TotalEnergies, tout en affirmant rester « ouverte au dialogue », a également encouragé ses employés à utiliser une carte Total permettant de bénéficier d’une réduction de 8 centimes par litre. Cependant, cette mesure est perçue comme insuffisante pour compenser les hausses de prix actuelles.

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a dénoncé cette situation sur France 2, évoquant le fait que même les employés de TotalEnergies n’ont pas d’aide adéquate pour faire face à la flambée des prix. Elle a ainsi appelé le gouvernement à envisager une indexation des salaires en fonction des prix du carburant.

Argedis, bien que filiale à 100 % de TotalEnergies, ne bénéficie pas des mêmes avantages sociaux, ce qui alimente les tensions entre la direction et les salariés. Avec environ 3.300 stations-service en France métropolitaine, TotalEnergies se retrouve au cœur d’une problématique sociale grandissante, alors que les prix du carburant continuent de grimper.

La situation reste tendue et pourrait évoluer dans les jours à venir alors que les salariés se préparent à intensifier leur mouvement si leurs demandes ne sont pas prises en compte de manière plus significative.