Ce vendredi 17 avril, plusieurs informations économiques essentielles sont à retenir concernant le Livret d’épargne populaire (LEP), la fiscalité des locations saisonnières et les aides de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Chacune de ces mesures a un impact direct sur les finances des ménages français.
EN BREF
- Le taux du LEP passe à 2,50 % avec de nouveaux plafonds de revenus pour 2026.
- Les locations meublées saisonnières seront soumises à une double imposition.
- La CAF revalorise le forfait logement, impactant le calcul des aides sociales.
LEP : un produit d’épargne toujours attractif
Le Livret d’épargne populaire (LEP) demeure l’un des produits d’épargne les plus intéressants, malgré une baisse de son taux de rémunération. Depuis le 1er février, celui-ci est passé de 2,70 % à 2,50 %. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de six diminutions successives. Néanmoins, le LEP conserve un avantage face au Livret A, grâce à un écart de taux maintenu par les autorités publiques.
En outre, les plafonds de revenus pour accéder à ce livret ont été revalorisés de 0,9 % pour l’année 2026. Ainsi, une personne seule peut désormais bénéficier d’un LEP avec un revenu fiscal de référence allant jusqu’à 23 028 euros. Cette revalorisation pourrait inciter de nouveaux épargnants à ouvrir un LEP ou à conserver leur produit. Toutefois, il est essentiel de noter que les établissements bancaires vérifieront l’éligibilité des clients sur la base des revenus de 2024 dès ce printemps.
Fiscalité des locations meublées saisonnières : une double imposition confirmée
La fiscalité des locations meublées saisonnières devient plus stricte, et le gouvernement a récemment confirmé qu’une double imposition pourrait s’appliquer à ces biens. Les propriétaires de logements destinés à la location saisonnière devront faire face à la fois à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE).
Cette double imposition est justifiée par le fait que, même lorsqu’ils louent via une plateforme, les bailleurs conservent la jouissance de leur bien. Pour éviter cette double taxation, les propriétaires doivent prouver qu’ils ont effectivement loué leur bien durant l’année ou sur la période pertinente, ce qui nécessite la présentation de nombreux justificatifs.
Certaines exonérations existent, notamment pour des zones spécifiques ou sous conditions de revenus. Toutefois, dans la majorité des cas, cette double imposition pourrait devenir la norme pour les propriétaires.
Revalorisation du forfait logement de la CAF
Du côté des aides sociales, la CAF a révisé le montant du forfait logement, un élément souvent méconnu qui peut réduire le montant des aides telles que le RSA et la prime d’activité. Ce forfait est applicable aux bénéficiaires d’aides au logement, aux personnes hébergées gratuitement, ainsi qu’aux propriétaires sans crédit en cours.
Depuis le 1er avril 2026, les montants de ce forfait ont été augmentés : 76,59 euros pour une personne seule, 153,19 euros pour deux personnes et 189,57 euros pour trois personnes ou plus. Cette revalorisation, intégrée dans le nouveau guide des prestations de la CAF, peut entraîner une diminution des aides pour certains bénéficiaires, car ce forfait est pris en compte dans le calcul des ressources du foyer.
Ces ajustements en matière d’épargne, de fiscalité et d’aides sociales représentent des changements significatifs pour de nombreux ménages, et il est crucial d’en prendre connaissance afin de mieux anticiper leurs impacts sur les finances personnelles.