Cambriolages : les départements les plus à risque pour votre assurance habitation

Les cambriolages en France ne sont pas répartis de manière uniforme. Certaines régions sont plus touchées que d’autres, ce qui influence directement le coût des assurances habitation. Une étude récente, basée sur les statistiques du ministère de l’Intérieur, révèle des disparités marquées entre les départements, mettant en lumière les zones à risque.

EN BREF

  • La Guyane est le département le plus exposé avec 10,53 cambriolages pour 1 000 habitants.
  • Les Bouches-du-Rhône et l’Isère suivent de près, avec des taux de 9,36 et 9,09.
  • À l’opposé, la Corse présente les taux de cambriolage les plus bas.

La question se pose : dans quel département les risques de cambriolage sont-ils les plus élevés ? Cette information est cruciale pour les assureurs qui déterminent les tarifs des contrats multirisques habitation. En attendant les données de 2025, l’assureur Luko by Allianz Direct s’est penché sur les chiffres de 2024 fournis par le ministère de l’Intérieur, rapportés par Le Parisien. Cette analyse permet d’identifier les zones à risque et celles où les résidents peuvent se sentir plus en sécurité.

Deux tendances majeures se dégagent de cette étude. D’une part, les cambriolages ne se concentrent pas uniquement dans les zones les plus riches. D’autre part, ils sont plus fréquents dans les départements caractérisés par une densité de population élevée et une mobilité importante.

En tête de liste, la Guyane affiche un taux alarmant de 10,53 cambriolages pour 1 000 habitants, bien qu’une légère diminution de 7,6 % ait été observée par rapport à 2023. Les Bouches-du-Rhône et l’Isère suivent, avec respectivement 9,36 et 9,09 cambriolages pour 1 000 habitants. Notons particulièrement l’Isère, qui a connu une hausse de plus de 20 %, même si elle reste inférieure à celle de l’Ain, qui a enregistré une augmentation de 32,8 %. D’autres départements, comme la Gironde (8,66), le Rhône, la Haute-Garonne (8,17), le Vaucluse (8,05) et la Seine-Saint-Denis (7,79), complètent le top 10 des départements les plus exposés.

À l’opposé, la Haute-Corse (0,87) et la Corse-du-Sud (0,98) figurent parmi les départements les moins touchés. Cette situation peut s’expliquer par le caractère insulaire de ces régions, une faible densité de population et un tissu social local très ancré. La baisse des cambriolages en Corse est particulièrement marquante, avec une réduction presque de moitié des intrusions en Corse-du-Sud entre 2023 et 2024.

La tendance observée à La Réunion, qui se classe cinquième avec 2,23 cambriolages pour 1 000 habitants (+ 22,2 %), s’inscrit également dans cette dynamique. Elle est suivie par des départements ruraux comme la Lozère (1,24) et le Cantal (1,94). En revanche, Paris crée la surprise en occupant la 17e place avec une baisse significative des cambriolages de 22,8 % en 2024. Ce déclin pourrait être attribué à des mesures de sécurité renforcées en vue des Jeux olympiques, à l’essor du télétravail, qui a conduit à une occupation plus fréquente des logements, et à l’augmentation des locations saisonnières.

Pour établir le montant des contrats d’assurance, les assureurs se basent sur ces données du ministère de l’Intérieur. La différence de prix entre deux contrats peut atteindre jusqu’à 8 % en fonction du niveau de risque associé à la zone. Concernant la garantie vol, le tarif peut varier jusqu’à 2,5 fois plus dans les secteurs les plus exposés, soulignant l’importance de bien comprendre les enjeux liés à la sécurité de son domicile.