Le gouvernement français a annoncé ce jeudi que le remboursement des protections périodiques réutilisables sera effectif à la rentrée universitaire de 2024, ciblant les femmes de moins de 26 ans ainsi que les bénéficiaires des aides sociales. Cette mesure, très attendue, découle d’une décision prise il y a trois ans, visant à répondre à la précarité menstruelle.
EN BREF
- Le remboursement des protections périodiques réutilisables débute à la rentrée 2024.
- 6,7 millions de personnes seront concernées par cette mesure.
- Les produits remboursés seront disponibles dans les pharmacies.
Cette initiative, mise en avant par les ministères de la Santé et de l’Égalité femmes-hommes, vise à lutter contre la précarité menstruelle, à soutenir le pouvoir d’achat et à encourager l’usage de produits réutilisables. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a déclaré : « La précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination. »
La ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a également souligné l’importance de cette mesure en affirmant qu’« aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c’est une question de santé et de dignité ». Le gouvernement entend donc faire de la période menstruelle une question de santé publique à part entière.
Le remboursement concernera spécifiquement les protections menstruelles réutilisables telles que les culottes et les coupes menstruelles. Ce projet fait partie des engagements gouvernementaux pris lors de l’adoption du budget 2024 de la Sécurité sociale, qui avait été voté à la fin de l’année 2023. Initialement prévu, ce remboursement avait suscité frustration et colère parmi les associations féministes et les fabricants de protections durables, en raison de l’absence de publication du décret d’application.
Lors d’un échange à l’Assemblée nationale l’année dernière, Aurore Bergé avait reconnu que le retard dans la mise en œuvre de cette mesure était « pas acceptable » et avait promis que les engagements seraient tenus « avant la fin de l’année 2025 ». Cette annonce représente ainsi un pas significatif vers l’amélioration des conditions de vie des jeunes femmes et des personnes précaires.
Il sera crucial de suivre l’évolution de cette mesure dans les mois à venir, notamment en ce qui concerne sa mise en œuvre concrète et l’impact qu’elle aura sur la vie quotidienne des concernées. En apportant une réponse à une problématique souvent ignorée, le gouvernement franchit une étape importante dans la lutte pour l’égalité des droits et la dignité des femmes.