Le trafic maritime est en grande partie paralysé depuis lundi dans le détroit d’Ormuz, un axe maritime crucial, en raison des tensions croissantes entre l’Iran et les États-Unis. Les deux pays ont chacun instauré un blocus qui impacte directement le transit des navires dans cette zone stratégique.
EN BREF
- Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est à l’arrêt en raison des tensions entre l’Iran et les États-Unis.
- Les forces américaines ont ordonné à 27 navires de changer de cap depuis le début du blocus.
- Plus de 750 navires, dont 350 pétroliers, sont bloqués dans le golfe.
La situation s’est intensifiée lorsque l’Iran a décidé de revenir sur sa promesse de rouvrir le détroit, initialement annoncée vendredi dernier. Cette décision a été motivée par le maintien du blocus américain sur ses ports, ce qui a conduit Téhéran à rétablir son « strict contrôle » sur cette voie maritime vitale.
Avant la fermeture du passage, des dizaines de navires commerciaux avaient pu traverser le détroit. Toutefois, depuis dimanche, seules quatre embarcations ont réussi à effectuer le trajet dans les deux sens, selon des données fournies par la société de suivi maritime Kpler.
Parmi les navires ayant traversé, le **Nova Crest**, un bateau iranien sous sanctions américaines, a pris la direction du golfe d’Oman. Dans le même temps, le méthanier sanctionné **Axon I** a été autorisé à entrer dans le golfe, se dirigeant vers les Émirats arabes unis, échappant ainsi aux restrictions américaines.
Le méthanier **G Summer**, quant à lui, a traversé le détroit sans faire escale dans un port iranien, tandis que le pétrolier **Starway**, battant pavillon panaméen et propriété d’une société chinoise, a également effectué la traversée.
Les forces armées américaines continuent d’exercer une pression sur les navires présents dans la région. En effet, depuis le début du blocus, elles ont ordonné à 27 navires de faire demi-tour ou de retourner vers un port iranien. Ce dimanche, le porte-conteneurs **Shamim** a été stoppé près du port iranien de Chabahar, tout comme le vraquier **Artman**, également redirigé vers ce port.
Le méthanier **LPG Raine**, sous sanctions, a failli quitter la zone avant de faire demi-tour en direction du détroit. En parallèle, le président Donald Trump a rapporté sur son réseau Truth Social que le porte-conteneurs **Touska** avait été arraisonné après avoir ignoré les ordres des autorités américaines.
Malgré une brève réouverture du détroit, la situation demeure critique avec plus de 750 navires commerciaux, dont environ 350 pétroliers ou méthaniers, bloqués dans le golfe. Cette situation souligne l’impact économique et géopolitique des tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis sur le commerce maritime international.
Les développements futurs dans cette région seront à suivre de près, alors que le cessez-le-feu, qui doit théoriquement expirer dans la nuit de mardi à mercredi, pourrait engendrer de nouvelles escalades.