Hulk Hogan : un documentaire met en lumière ses propos racistes et dérangeants

Hulk Hogan, figure emblématique du catch, est sans doute l’une des personnalités les plus controversées de l’histoire du divertissement sportif. Le nouveau documentaire de Netflix, intitulé Hulk Hogan: Real American, dévoile des facettes sombres de cet homme au-delà de son image publique de héros. Alors que des enregistrements de ses propos racistes avaient déjà choqué l’Amérique en 2015, un second enregistrement, moins connu, révèle des réflexions encore plus troublantes.

EN BREF

  • Un documentaire Netflix expose les propos racistes de Hulk Hogan.
  • Un second enregistrement révèle des remarques accablantes sur la réincarnation.
  • La WWE a réintégré Hogan en 2018 malgré ses controverses.

En 2015, la WWE se sépare de Hulk Hogan, non pas à cause d’une blessure ou d’un conflit contractuel, mais en raison de propos racistes captés à son insu. Ces déclarations, faites lors d’une sextape, ont révélé une mentalité choquante. Sur l’enregistrement, Hogan affirme que « tout le monde est raciste, à un certain degré » et exprime un dégoût envers l’idée que sa fille puisse fréquenter un homme noir. Ce scandale entraîne un procès retentissant contre le site Gawker, qui a diffusé la sextape, et ce procès est financé par le milliardaire Peter Thiel, menant à la faillite de ce média.

Pourtant, ce premier scandale n’est que la pointe de l’iceberg. Un second enregistrement, réalisé lors d’une visite en prison à son fils Nick, révèle des propos encore plus préoccupants. Nick purge une peine de huit mois pour conduite dangereuse, ayant causé un accident grave. Les conversations au parloir sont enregistrées, et Hogan ne semble pas avoir conscience qu’il est écouté. Au cours de ces échanges, il réitère des insultes raciales et aborde le sujet de la réincarnation, déclarant qu’il espère ne pas revenir sur Terre en tant qu’homme noir.

Ces propos, prononcés sans hésitation, soulignent une conception raciste qui semble être un héritage familial. Face au premier scandale, Hogan avait présenté des excuses publiques, affirmant que son langage était inacceptable. Il a tenté de se distancier de ses actions, déclarant : « Ce n’est pas ce que je suis. » Cependant, il n’a jamais abordé les enregistrements du parloir, laissant un silence pesant sur des déclarations qui, elles, n’ont jamais eu d’écho public.

En 2018, la WWE prend la décision controversée de réintégrer Hulk Hogan dans son Hall of Fame, une décision qui suscite des réactions mitigées. Kofi Kingston, membre du trio The New Day, exprime son indignation sur les réseaux sociaux, soulignant la difficulté de passer outre de tels commentaires racistes. Son message, bien que mesuré, pose une question centrale : peut-on vraiment pardonner lorsque les excuses ne concernent qu’une partie des faits ?

Le parallèle avec d’autres personnalités controversées est évident. En France, de nombreuses figures publiques ont également été rattrapées par leur passé. Terry Bolea, de son vrai nom, est décédé en juillet 2025, et les hommages qui lui ont été rendus ont souvent mis l’accent sur sa carrière impressionnante, mais une partie du public demeure marquée par ses enregistrements. Ces derniers continuent d’ombrager son héritage, comme une tache indélébile sur un parcours par ailleurs brillant.

Le documentaire Netflix Hulk Hogan: Real American, disponible dès maintenant, confronte le catcheur à ses pires controverses. Il questionne la possibilité de séparer l’artiste de l’homme et pose la réflexion sur le pardon lorsque les excuses sont jugées insuffisantes. À travers ce regard rétrospectif, il appartient à chaque spectateur de décider ce qu’il retient de cette figure complexe du divertissement.