Donald Trump prolonge le cessez-le-feu au Liban de trois semaines

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi la prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban pour une durée de trois semaines. Cette décision fait suite à des pourparlers à la Maison Blanche entre des représentants des deux nations, Donald Trump exprimant l’espoir d’aboutir à un accord de paix cette année.

EN BREF

  • Prolongation du cessez-le-feu de trois semaines entre Israël et le Liban.
  • Les États-Unis prévoient d’aider le Liban contre le Hezbollah.
  • Des négociations directes pour une paix durable sont envisagées.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a déclaré que la réunion s’était « très bien déroulée ». Il a également mentionné que les États-Unis « collaboreront avec le Liban » pour le protéger des menaces du Hezbollah, un groupe armé soutenu par l’Iran.

Avant ces discussions, le Liban avait exprimé sa volonté de demander une prolongation d’un mois de la trêve en place depuis le 17 avril. Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a souligné qu’il y avait une « très bonne chance » d’atteindre un accord de paix entre les deux pays dans les mois à venir. Il a également indiqué que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun pourraient se rencontrer « dans les semaines à venir ».

Le président libanais a souhaité se rendre à Washington pour discuter directement avec Donald Trump afin de lui faire part de la situation actuelle au Liban, tout en précisant qu’il n’avait jamais envisagé de rencontrer le Premier ministre israélien.

Les deux pays, toujours techniquement en guerre, avaient récemment tenu une réunion historique le 14 avril à Washington, la première depuis 1993. Cette rencontre visait à mettre fin à un conflit qui a débuté le 2 mars, à la suite de tirs du Hezbollah contre Israël. Les États-Unis avaient alors imposé une trêve de dix jours, qui devait expirer dimanche dernier. Ce conflit a déjà causé plus de 2.400 morts et entraîné le déplacement d’un million de personnes au Liban.

La réunion a également vu la participation de plusieurs hauts responsables américains, dont le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi que les ambassadeurs d’Israël et du Liban. Alors que les discussions se poursuivaient, Israël a intensifié ses frappes, tuant deux journalistes libanaises dans le sud du pays, ce qui a entraîné des accusations de « crime de guerre » de la part des autorités libanaises.

Le ministère libanais de la Santé a également rapporté qu’une frappe israélienne récente avait causé trois décès supplémentaires. En réponse, le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquettes sur le nord d’Israël, dénonçant les violations de la trêve par l’armée israélienne.

Malgré ces tensions, les deux nations ont convenu d’entamer des négociations directes pour parvenir à une paix durable. Le Liban a désigné Simon Karam, un diplomate chevronné, pour diriger sa délégation dans ces pourparlers.

De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé qu’Israël n’avait « pas de désaccords sérieux » avec le Liban. Cependant, il a souligné que le Hezbollah représentait un obstacle majeur à la paix, appelant le gouvernement libanais à agir contre cette organisation qu’il qualifie de « terroriste ».

Dans le cadre de la trêve, Israël a affirmé qu’il se réservait le droit d’intervenir contre toute attaque imminente ou en cours depuis le Liban. Ce cessez-le-feu a également été mentionné par Téhéran comme une condition préalable à la reprise de pourparlers avec Washington, dans le but d’établir une paix durable entre les États-Unis et l’Iran.

Dans un contexte de tensions croissantes, la prolongation de la trêve est perçue par certains comme une lueur d’espoir pour une résolution pacifique du conflit, bien que des défis demeurent. Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer si un véritable dialogue pourra s’installer entre les deux nations, qui ont longtemps été en opposition.