Trump déclare avoir le temps pour gérer la crise avec l’Iran

Le président américain Donald Trump a affirmé ne pas être pressé d’aboutir à une résolution dans le conflit au Moyen-Orient. Ce dernier s’est exprimé ce jeudi alors que le cessez-le-feu, en vigueur depuis deux semaines entre Téhéran et Washington, montre des signes de fragilité. Les tensions sont exacerbées par des explosions rapportées à Téhéran, marquant une rupture dans le calme apparent depuis l’entrée en vigueur de la trêve.

EN BREF

  • Donald Trump se dit serein face à la crise avec l’Iran, affirmant avoir « tout le temps ».
  • Des explosions ont été signalées à Téhéran, mettant en péril le cessez-le-feu actuel.
  • Les tensions se concentrent autour du détroit d’Ormuz, affectant l’économie mondiale.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a exprimé sa volonté de reprendre les hostilités, n’attendant qu’un feu vert de la part des États-Unis pour intensifier les frappes contre l’Iran. Cependant, une source de sécurité israélienne a précisé que l’armée ne menait pas d’opérations militaires dans la région à ce moment-là.

Alors que le porte-avion George HW Bush a récemment été déployé près du Moyen-Orient, portant à trois le nombre de porte-avions américains dans la zone, Trump a réitéré qu’il n’était pas pressé de résoudre le conflit. Sur son réseau social Truth Social, il a écrit : « J’ai tout le temps du monde, mais ce n’est pas le cas de l’Iran ».

Lors d’une conférence à la Maison Blanche, Trump a également écarté l’idée d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Iran, se demandant pourquoi il en viendrait à cette extrémité alors que les forces américaines ont déjà infligé des dommages considérables à l’ennemi par des moyens conventionnels.

Des négociations toujours en suspens

Le conflit, qui a débuté le 28 février par une offensive conjointe israélo-américaine, a causé de lourdes pertes humaines, principalement en Iran et au Liban. Bien que des efforts diplomatiques aient été déployés pour mettre un terme aux hostilités, les négociations entre les États-Unis et l’Iran prévues à Islamabad sont suspendues. Trump a affirmé qu’un accord ne serait atteint que lorsque cela serait bénéfique pour les États-Unis, leurs alliés et le reste du monde.

Dans le même temps, des leaders iraniens ont tenté de montrer une façade d’unité, malgré les déclarations de Trump sur des « divisions » au sein du gouvernement iranien. Dans des messages sur les réseaux sociaux, des figures de proue telles que le président Massoud Pezeshkian et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ont affirmé leur engagement envers la victoire de l’Iran.

Tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz

Les tensions s’intensifient autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime clé, où les deux camps ont multiplié les saisies et inspections de navires. Trump a donné l’ordre à la marine américaine d’abattre tout navire suspecté de poser des mines dans cette zone stratégique. Les répercussions économiques sont déjà visibles, avec une augmentation de plus de 5 % des prix du pétrole en raison de cette paralysie.

Sur un autre front, au Liban, une frappe israélienne a causé la mort de trois personnes, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre Israël et le Hezbollah. En réponse, le Hezbollah a tiré des roquettes sur le nord d’Israël, signalant une escalade des tensions.

Des discussions entre représentants israéliens et libanais se sont tenues à Washington, avec Trump évoquant une extension de trois semaines du cessez-le-feu. Il a également exprimé sa conviction qu’il y avait une « très bonne chance » d’atteindre un accord de paix d’ici la fin de l’année. Actuellement, le bilan des pertes au Liban s’élève à plus de 2.454 personnes en six semaines de conflit.