Donald Trump prolonge le cessez-le-feu au Liban et écarte l’option nucléaire contre l’Iran

Dans un contexte géopolitique tendu, Donald Trump a annoncé jeudi une nouvelle prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, alors que les négociations avec l’Iran piétinent. Sur sa plateforme Truth Social, le président américain a écrit que ce cessez-le-feu, déjà en vigueur depuis le 17 avril, est un effort pour stabiliser la région.

EN BREF

  • Prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre Israël et le Liban.
  • Trump écarte l’utilisation de l’arme nucléaire contre l’Iran.
  • La guerre en cours a causé plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban.

Le cessez-le-feu, qui devait initialement se terminer dimanche, a apporté un certain répit à une population déjà durement touchée par un conflit qui a fait des ravages au Liban. Alors que les discussions entre Israël et le Liban continuent, le président Trump a affirmé que les États-Unis seraient là pour soutenir le Liban face à la menace du Hezbollah.

En réponse à une question lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a également clarifié sa position concernant l’Iran, affirmant qu’il n’avait aucune intention d’utiliser l’arme nucléaire. « Pourquoi utiliserais-je l’arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis de manière très conventionnelle ? » a-t-il déclaré.

Le Hezbollah, qui a intensifié ses opérations depuis le début de la guerre en soutenant l’Iran, a rejeté les pourparlers de paix. L’organisation chiite a déclaré avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux attaques israéliennes, qui ont déjà causé la mort d’une journaliste libanaise. Les tensions restent donc vives, malgré les efforts de Trump pour établir un dialogue entre les dirigeants israéliens et libanais.

Trump a exprimé son espoir que Benjamin Netanyahu et Joseph Aoun, respectivement premiers ministres d’Israël et du Liban, se rencontrent prochainement. Cependant, la perspective d’une telle rencontre semble incertaine, le président libanais ayant jusqu’à présent écarté cette possibilité.

Les Vingt-Sept pays membres de l’Union européenne ont également annoncé qu’ils aborderaient la situation au Liban lors d’un sommet à Ayia Napa, Chypre. Ils prévoient d’engager un « dialogue intensif » avec les États de la région sur les questions en cours.

La guerre, qui a débuté le 28 février, continue d’affecter les marchés de l’énergie et l’économie mondiale. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le transport de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est actuellement paralysé en raison du blocus iranien et américain. Les prix du pétrole continuent d’augmenter, avec le WTI dépassant les 97 dollars et le Brent atteignant près de 107 dollars.

Donald Trump a souligné que le temps joue contre l’Iran, alors que ses exportations de pétrole diminuent. « J’ai tout le temps du monde, mais ce n’est pas le cas de l’Iran », a-t-il écrit sur Truth Social, renforçant ainsi sa position de force dans ce conflit complexe.

La situation reste donc extrêmement instable, avec des ramifications potentielles pour la sécurité régionale et mondiale. Les États-Unis, en maintenant une présence militaire accrue, espèrent dissuader toute escalade supplémentaire, alors que les tensions continuent de croître.