Lors de sa visite à Athènes, le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France serait aux côtés de la Grèce, « quoi qu’il arrive », en cas de menace sur le pays. Ces propos interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre la Grèce et la Turquie, et soulignent l’importance du partenariat de défense entre les deux nations.
EN BREF
- Emmanuel Macron a promis un soutien total à la Grèce face à toute menace.
- Le partenariat stratégique franco-grec est renouvelé, incluant une clause d’assistance mutuelle.
- La Grèce investit massivement dans sa défense, en réponse aux tensions avec la Turquie.
Les déclarations de M. Macron, faites lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, le 25 avril 2026, ont été prononcées au cours d’une visite marquée par des échanges cordiaux. « Ne vous posez même pas la question. Quoi qu’il arrive, nous serons là, à vos côtés », a-t-il affirmé, réaffirmant l’engagement de la France envers son partenaire méditerranéen.
Le partenariat stratégique, initialement signé en 2021, a été renforcé pour inclure une clause d’assistance mutuelle en cas d’agression. M. Macron a insisté sur le fait que cette clause est « intangible » et ne saurait être remise en question. Cela vise à dissuader toute agression contre la Grèce, en particulier venant de la Turquie, qui demeure un rival historique.
Kyriakos Mitsotakis a souligné que les propos de M. Macron avaient « véritablement touché le cœur des Grecs ». Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, le Premier ministre a intensifié les achats d’armements, notamment auprès de la France, pour renforcer les capacités militaires du pays.
Les médias grecs ont largement couvert cette visite, le quotidien Kathimerini mettant en avant la promesse de Macron de soutenir la souveraineté grecque. Ce message de solidarité est particulièrement pertinent dans un contexte où la Grèce cherche à moderniser son armée face à des tensions militaires récurrentes avec la Turquie.
En 2022, la Grèce a lancé une ambitieuse refonte de son armée, prévoyant d’investir 25 milliards d’euros sur 12 ans. Ce plan inclut l’acquisition d’un système de défense avancé, connu sous le nom de « Bouclier d’Achille », destiné à protéger le pays contre diverses menaces, y compris les drones et autres menaces aériennes.
La Grèce est l’un des quatre pays de l’OTAN à investir plus de 3 % de son PIB dans la défense, une position qui souligne son engagement face aux défis sécuritaires croissants en Europe. Cette situation a conduit à un renforcement des liens militaires avec la France, avec l’achat de 24 avions de chasse Rafale et de plusieurs frégates, pour un montant total dépassant les 5,5 milliards d’euros.
Les tensions entre la Grèce et la Turquie, bien que ponctuellement atténuées par des rencontres entre M. Mitsotakis et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, demeurent un sujet de préoccupation majeure. L’importance de l’alliance franco-grecque est perçue comme un modèle à suivre pour renforcer la défense européenne.
En somme, la visite d’Emmanuel Macron à Athènes et ses déclarations de soutien illustrent une volonté commune de défendre les intérêts de la Grèce face aux menaces extérieures, tout en posant les jalons d’une coopération renforcée pour l’avenir de la défense en Europe.