Khamenei se moque des États-Unis après leur défaite dans le Golfe

Le bras de fer entre Washington et Téhéran prend une nouvelle tournure. Ce jeudi 30 avril, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, guide suprême de l’Iran, a qualifié les États-Unis de « défaite honteuse » dans un message écrit diffusé par la télévision d’État. Il réagit ainsi aux menaces de l’ancien président Donald Trump, qui a évoqué la possibilité de maintenir le blocus des ports iraniens.

EN BREF

  • Khamenei affirme une « défaite honteuse » des États-Unis dans le Golfe.
  • Les bases américaines seraient incapables d’assurer leur propre sécurité.
  • Le blocus américain pourrait aggraver la situation économique de l’Iran.

Dans son discours, Khamenei a souligné qu’« aujourd’hui, deux mois après le plus grand déploiement militaire et l’agression menés par les tyrans de ce monde dans la région, et après la défaite honteuse des États-Unis, un nouveau chapitre s’ouvre » pour le Golfe et le détroit d’Ormuz.

Ce message intervient alors que Khamenei, blessé lors de frappes, n’a pas été vu en public depuis sa nomination le 9 mars. Selon des sources anonymes du New York Times, il aurait subi des blessures graves, mais demeure « mentalement alerte ».

Les conséquences du conflit

Le guide suprême iranien a critiqué la capacité de sécurité des bases américaines dans la région, affirmant qu’elles « ne disposaient même pas de la capacité d’assurer leur propre sécurité, encore moins d’offrir le moindre espoir de sécurité à leurs alliés ». Khamenei a également évoqué un « nouveau cadre juridique et de gestion » pour le détroit d’Ormuz, qui pourrait apporter « confort et progrès » aux pays voisins.

Ce détroit est devenu un point de tension majeur, l’Iran limitant le passage de navires dans cette voie maritime, qui représente un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. La semaine dernière, des informations ont circulé selon lesquelles Téhéran avait commencé à percevoir des recettes issues des droits de passage imposés dans le détroit.

Impact économique et tensions croissantes

À l’heure actuelle, le verrouillage du détroit par l’Iran, combiné au blocus des ports iraniens imposé par les États-Unis, pèse lourdement sur l’économie mondiale. L’Iran, déjà en difficulté avant le début du conflit, voit sa monnaie atteindre un niveau historiquement bas face au dollar, le plus bas depuis la création de la République islamique en 1979.

De son côté, un haut responsable de la Maison Blanche a évoqué la possibilité d’une prolongation du blocus « pendant plusieurs mois », tandis que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que cette décision était « vouée à l’échec » et qu’elle ne ferait qu’aggraver les perturbations dans le Golfe.

La situation dans la région demeure donc tendue, avec des conséquences potentielles sur la sécurité et l’économie, tant pour l’Iran que pour ses voisins et les États-Unis.