Coline Berry témoigne devant les députés sur l’inceste familial et le silence pesant

Coline Berry, fille de l’acteur Richard Berry, a récemment pris la parole devant la commission d’enquête parlementaire sur les violences sexuelles incestueuses. Son témoignage poignant remet en lumière les abus familiaux et soulève des questions cruciales sur le système judiciaire français.

EN BREF

  • Coline Berry évoque des violences sexuelles subies durant son enfance.
  • Elle interpelle le système judiciaire sur la gestion des cas d’inceste.
  • Son témoignage vise à briser le silence autour des violences familiales.

La déposition de Coline Berry, le 29 avril 2026, devant les députés, constitue un moment charnière dans une affaire qui a pris une ampleur nationale. Fille de Richard Berry, acteur célèbre, et de Catherine Hiegel, elle n’est plus seulement connue pour sa lignée prestigieuse, mais pour son courage à dénoncer des abus graves. En 2021, elle avait porté plainte contre son père pour « viols et agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par ascendant », une plainte qui a été classée pour des raisons de prescription.

Coline Berry a témoigné avec une intensité déconcertante, décrivant une enfance marquée par des « traces qui ne s’effacent pas ». Elle a expliqué être « née dans la violence », un héritage douloureux qu’elle attribue aux violences conjugales subies par sa mère. Son récit met en lumière le silence pesant qui règne dans sa famille, un silence qu’elle qualifie d’organisation systémique pour protéger les agresseurs. « Dans ma famille, le silence sur les violences est la règle », a-t-elle affirmé, soulignant l’absence de dénonciation des abus.

Elle a relaté des épisodes traumatisants, déclarant avoir subi des viols presque chaque week-end. Ces souvenirs, elle les garde intacts, évoquant des détails sensoriels qui l’accompagnent encore aujourd’hui. Le témoignage de Coline ne se limite pas à son expérience personnelle, il interroge également le fonctionnement du système judiciaire français face à des cas de violences incestueuses. « Un enfant est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes », a-t-elle rappelé, mettant en avant l’urgence de la situation.

Coline Berry a également partagé les mécanismes de survie qu’elle a dû développer pour faire face à cette violence. À l’âge de dix ans, elle a pris la décision de ne plus s’alimenter pendant les vacances scolaires, espérant ainsi provoquer son retour chez sa mère et échapper à la violence. « Tout pourvu que ça s’arrête », a-t-elle déclaré, laissant dans la salle une impression de désespoir face à l’horreur qu’elle a vécue.

Le témoignage de Coline a également impliqué d’autres membres de la famille, y compris sa belle-mère de l’époque, Jeane Manson, qui aurait joué un rôle dans cette dynamique familiale toxique. Pendant ce temps, Richard Berry a formellement réfuté les accusations, affirmant que tout était « faux », alors que la plainte contre lui a été classée sans suite en raison de la prescription.

Ce moment fort témoigne de l’importance de la parole des victimes et de la nécessité de réformer les lois pour mieux protéger les enfants face à de telles violences. Coline Berry apparaît désormais comme un symbole de résistance contre l’omerta qui entoure les abus incestueux, incitant les institutions à agir et à ne plus laisser ces tragédies dans l’ombre.

Son intervention a ouvert un débat crucial sur la manière dont la société et le système judiciaire traitent les victimes de violences incestueuses. Elle a appelé à une prise de conscience collective pour protéger les enfants et garantir que plus jamais ils ne soient laissés à l’écart, victimes d’un silence accablant.