Ce samedi 2 mai 2026, de nombreuses boutiques de SFR pourraient fermer leurs portes en raison d’une grève organisée par plusieurs syndicats. Les inquiétudes des employés face à l’avenir de l’opérateur télécoms, en pleine négociation pour un rachat, ont conduit à cette mobilisation.
EN BREF
- Trois syndicats appellent à la grève des salariés de SFR Distribution.
- La maison mère, Altice France, négocie la vente de SFR pour 20,35 milliards d’euros.
- Les employés craignent pour leur emploi et la pérennité de la marque SFR.
Les syndicats CFDT, Unsa et CFTC se sont unis pour faire entendre leurs préoccupations concernant les incertitudes qui pèsent sur l’avenir des 2 000 employés de SFR Distribution, qui gère environ 300 boutiques à travers la France. Leur appel à la grève fait écho à un climat d’inquiétude croissant alors que Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange sont en pourparlers pour le rachat de l’opérateur.
Altice France a récemment engagé des négociations exclusives avec un consortium comprenant ces trois géants des télécommunications, visant un montant de vente de 20,35 milliards d’euros. La conclusion de ces discussions est prévue pour le 15 mai prochain, et les employés craignent que cette opération ne soit synonyme de changements dramatiques pour leurs emplois.
Le CSE (Comité Social et Économique) a exprimé ses préoccupations en déclarant que « l’avenir s’annonce bien plus sombre » pour les employés de SFR Distribution. Selon leurs dires, la marque SFR est essentielle à leur existence, et sa disparition pourrait signifier la fin de leur activité. Le CSE met également en avant la pression commerciale subie par les vendeurs en boutique, qui doivent faire face à des objectifs jugés inaccessibles.
Hakim Goudjil, secrétaire du CSE et délégué syndical Unsa, a déclaré à l’AFP que « les clients ne viennent plus », soulignant une baisse de fréquentation dans les boutiques SFR. Cette situation pourrait être exacerbée par les incertitudes entourant l’avenir de l’entreprise et la perception négative qu’ont les clients de la marque.
En parallèle, Altice France a enregistré une chute de ses ventes de 8,4 % en 2025, avec un chiffre d’affaires annuel tombé en dessous de la barre des 10 milliards d’euros. Cette tendance alimente encore plus le sentiment d’urgence parmi les employés, qui se sentent menacés par la perspective d’un démantèlement de l’entreprise au profit de concurrents.
Les syndicats espèrent que cette mobilisation parviendra à faire entendre leur voix et à susciter une prise de conscience sur la fragilité de la situation des employés de SFR. La grève de ce samedi pourrait ainsi constituer un tournant décisif dans la défense de leurs droits et de leur avenir professionnel.