Ce week-end, la petite commune de Cornusse, située à proximité de Bourges dans le Cher, a accueilli une rave party d’une ampleur considérable, attirant des milliers de festivaliers. Malgré l’interdiction prononcée par la préfecture, les organisateurs espèrent réunir jusqu’à 30.000 personnes. Dès la veille de l’événement, environ 20.000 participants étaient déjà sur place, transformant le champ de tir militaire en un lieu de fête.
EN BREF
- Une rave party illégale attire des milliers de participants à Cornusse, près de Bourges.
- Le site choisi, un ancien champ de tir militaire, suscite des inquiétudes de sécurité.
- Les organisateurs expriment des revendications politiques face à une législation renforçant l’interdiction des rave parties.
Le choix de ce champ de tir, appartenant à la Délégation générale à l’armement, soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité des participants. En effet, des résidus de munitions pourraient être enfouis dans le sol, rendant le site jugé « très dangereux ». Le préfet du Cher a exprimé son mécontentement, déclarant : « Ils n’auraient pas pu choisir pire endroit ».
Pour garantir la sécurité des festivaliers, un dispositif impressionnant a été mis en place. Environ 600 gendarmes, 45 pompiers, ainsi que des agents de la protection civile sont mobilisés, accompagnés d’un dispositif médical d’urgence, prêt à intervenir en cas d’incidents, notamment d’explosions.
Édith Raquin, la maire de Cornusse, a exprimé sa surprise face à l’afflux de ces milliers de festivaliers. Bien qu’inquiète, elle tente de se rassurer : « Il y a quand même des démineurs, tout ce qu’il faut pour éviter qu’il y ait justement des incidents. Je me dis que si le travail a été bien fait, le terrain doit être propre, mais le risque zéro n’existe pas », a-t-elle affirmé.
Malgré ces précautions, la préfecture a mis en garde contre les risques potentiels liés à la présence d’anciennes munitions sur ce site régulièrement utilisé pour des exercices militaires. De plus, des groupes sur les réseaux sociaux ont partagé des consignes de sécurité pour les participants, leur demandant d’éviter de faire du feu, de creuser le sol ou de ramasser des objets métalliques. Des recommandations que la maire espère voir respectées.
Les participants, cependant, semblent convaincus qu’il n’y a pas de risque. « Ils sont convaincus qu’il n’y a pas de risque, et certains ont des revendications plus politiques », a déclaré la maire. Ces revendications se manifestent par des affiches aux alentours du site, dénonçant une proposition de loi visant à renforcer la pénalisation des rave parties non déclarées ou interdites, qui est actuellement en attente d’examen au Sénat.
Pour le moment, les organisateurs de la rave party n’ont pas été identifiés par les autorités. Le climat semble tendu alors que les festivaliers profitent de cet événement qui, bien qu’illégal, attire l’attention sur des questions plus larges concernant la culture rave et sa réglementation en France.