Ce dimanche 3 mai, le film Lucky, réalisé par Olivier Van Hoofstadt, sera diffusé sur W9. Parmi les acteurs, Sarah Suco, âgée de 45 ans, se distingue non seulement par son talent d’actrice, mais également par son parcours fascinant en tant que réalisatrice. Gala vous invite à découvrir les moments clés de sa vie, teintés d’une expérience personnelle intense.
EN BREF
- Sarah Suco a vécu dans une secte pendant son enfance à Toulouse.
- Elle a réalisé son premier long-métrage, Les éblouis, inspiré de cette expérience.
- Elle n’a plus de contact avec ses parents, toujours membres de cette communauté.
Dans Lucky, Sarah Suco partage l’affiche avec des acteurs renommés tels que Michaël Youn et Florence Foresti. Cependant, c’est son rôle en tant que réalisatrice qui mérite une attention particulière. En 2019, elle a réalisé Les éblouis, un drame poignant qui met en lumière le parcours d’une jeune fille piégée dans une secte, une expérience qu’elle connaît bien de manière personnelle.
En effet, Sarah Suco a été membre d’une communauté religieuse à Toulouse pendant une décennie. À l’âge de 18 ans, elle a réussi à s’en libérer, tout comme ses cinq frères et sœurs par la suite. Dans une interview accordée au journal Le Soleil numérique, elle a partagé les détails de cette période difficile : « Quand mes parents sont rentrés dedans, c’étaient des gens brillants. Personne n’a compris. » Elle a expliqué comment les membres de la secte utilisaient des valeurs chrétiennes pour endoctriner des familles entières, subtilisant leur esprit avec des promesses de charité et de spiritualité.
Au fil des ans, Sarah Suco a su transformer son expérience douloureuse en force créative. Son film Les éblouis met en scène une jeune fille de 12 ans, Camille, qui se retrouve enfermée dans ce monde clos. Le casting est impressionnant, avec des acteurs comme Camille Cottin et Jean-Pierre Darroussin, ainsi qu’une jeune actrice prometteuse, Céleste Brunnquell, qui a reçu des nominations aux César pour son rôle.
Lors d’une apparition sur le plateau de Vivement dimanche, Sarah Suco a décrit la communauté où elle a grandi comme étant « une église au coin de la rue », précisant que ces groupes charismatiques sont répandus à travers la France. Elle a également souligné le fait que cette communauté existe toujours, même si elle n’a plus de relations avec ses parents, qui y demeurent fidèles. Son parcours personnel, entre la rupture des liens familiaux et son épanouissement professionnel, témoigne d’une résilience remarquable.
Sarah Suco a commencé sa carrière artistique très jeune, se passionnant pour le théâtre dès l’âge de sept ans. Elle a intégré le Conservatoire de Bordeaux à vingt ans, avant de poursuivre ses études à Paris. En 2010, elle a rejoint la compagnie Zébuline et la troupe de Pierre Palmade, qui l’ont encouragée à écrire. Depuis, elle a enchaîné les rôles au cinéma, avec des films tels que Joséphine s’arrondit et Les Invisibles, et a également fait des apparitions dans des séries télévisées, dont Dix pour cent.
Sur le plan personnel, Sarah Suco est maman d’un garçon prénommé Paul. Leurs apparitions ensemble, notamment lors des César en 2025, montrent une belle complicité. Son parcours, marqué par des défis majeurs, illustre la puissance de la créativité née de l’adversité. La diffusion de Lucky sur W9 ce dimanche est une occasion de redécouvrir une artiste dont le récit de vie est aussi captivant que ses réalisations sur grand écran.