La dynamique autour de la candidature de Gabriel Attal à l’élection présidentielle se renforce. Récemment, les militants du mouvement Renaissance ont majoritairement opté pour un mode de désignation de leur candidat lors d’un vote. Selon les conclusions de deux dirigeants historiques du parti, Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, qui ont été présentées au bureau exécutif, 70 % des militants se sont exprimés en faveur d’une désignation suivie d’un vote des adhérents.
EN BREF
- Les militants de Renaissance favorisent la désignation de leur candidat par le Conseil national.
- Gabriel Attal est le candidat pressenti, soutenu par 70 % des adhérents.
- Le Conseil national se réunira le 12 mai pour trancher sur la candidature.
Ce vote a eu lieu après deux mois de consultations au sein du parti, où les membres ont eu l’occasion de faire entendre leur voix sur la manière de désigner leur candidat. Le bureau exécutif, lors d’une réunion qui s’est tenue lundi soir, a validé cette approche par une large majorité, avec 60 voix pour, 3 abstentions et aucun contre.
Le Conseil national, présidé par Élisabeth Borne, jouera un rôle clé dans cette procédure. Deux options seront soumises à ses membres : la désignation de Gabriel Attal comme candidat, en cas de décision de sa part de se lancer dans la course, ou l’organisation d’une primaire interne. Il convient de noter que l’idée d’une primaire n’a recueilli que l’adhésion de 15 % des militants.
Gabriel Attal, bien qu’il n’ait pas encore officialisé sa candidature, manifeste de plus en plus son intention de se présenter. Le député des Hauts-de-Seine a multiplié les apparitions publiques et les événements, notamment avec la publication de son livre « En homme libre », qui aborde des événements marquants de son parcours, tels que la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, un épisode qu’il qualifie de « décision politique la plus funeste de la Ve République ».
Ce livre, paru aux Éditions de l’Observatoire, et ses récentes activités témoignent de sa volonté de s’impliquer dans la vie politique et de se préparer pour l’échéance présidentielle. Un grand rassemblement est d’ailleurs prévu à Paris le 30 mai, où il devrait consolider son image de leader du mouvement.
La situation actuelle au sein de Renaissance reflète des enjeux internes complexes, notamment la distanciation d’Élisabeth Borne à l’égard de Gabriel Attal. Bien que l’ancienne Première ministre ne soit pas présente lors de la réunion du bureau exécutif, son rôle au Conseil national reste primordial pour la suite des événements. Par ailleurs, Aurore Bergé, ministre et proche collaboratrice, a représenté la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, lors de cette rencontre.
Alors que la date du 12 mai approche, les militants de Renaissance semblent déterminés à clarifier la voie à suivre pour la présidentielle, avec Gabriel Attal comme figure de proue potentielle. Les semaines à venir seront décisives pour le mouvement et pour l’avenir politique de ce jeune député de 37 ans, qui aspire à devenir le prochain président de la République.