Le 5 mai 2026, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé que trois passagers d’un bateau de croisière reliant l’Argentine au Cap-Vert sont décédés. Les décès sont suspectés d’être liés à un hantavirus, avec un cas confirmé en laboratoire et plusieurs autres sous enquête. Ce développement a suscité des inquiétudes concernant la transmission potentielle entre humains.
EN BREF
- Trois décès sur un bateau de croisière suspectés d’être causés par un hantavirus.
- Deux cas de hantavirus confirmés, avec cinq autres cas suspects.
- L’OMS suspecte une transmission interhumaine, le virus « Andes » étant au centre des investigations.
Le 3 mai, l’OMS a révélé que trois personnes avaient succombé après avoir voyagé sur ce navire. Bien que le laboratoire n’ait confirmé qu’un seul cas d’infection, les autorités sanitaires ont rapidement élargi leur enquête. Le 4 mai, le ministère de la Santé a déclaré qu’il y avait cinq passagers français à bord, ce qui a accentué l’attention médiatique autour de cette situation.
Le 5 mai, l’OMS a mis à jour ses informations : deux cas de hantavirus sont désormais confirmés, et cinq autres cas sont soupçonnés. Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies de l’OMS, a déclaré que la période d’incubation du hantavirus pourrait varier d’une à six semaines. Elle a également souligné que les infections pourraient avoir eu lieu en dehors du navire, mais qu’il y a un risque de transmission entre personnes en contact étroit.
Le hantavirus, généralement transmis par des rongeurs, a suscité l’inquiétude des experts. Le seul hantavirus connu pour sa transmission interhumaine est le « Andes », qui circule principalement en Amérique du Sud. Si cette hypothèse se vérifie, les autorités sanitaires devront gérer une situation de santé publique complexe. Antoine Flahault, épidémiologiste à l’université Paris Cité, a noté que ce virus, bien que peu contagieux, présente une mortalité élevée allant de 30 à 40 %.
En réponse à ces événements, l’Espagne a exprimé son hésitation à accueillir le bateau de croisière tant que la situation épidémiologique n’est pas clarifiée. Néanmoins, le ministère de la Santé a autorisé le navire à accoster aux Canaries. Une enquête a également été lancée pour identifier les passagers d’un vol emprunté par une des victimes, qui a été évacuée de Sainte-Hélène vers l’Afrique du Sud après sa contamination.
Le hantavirus se propage généralement par inhalation de poussières et aérosols contaminés par les excrétions des rongeurs. Selon Santé Publique France, les personnes les plus exposées sont celles qui passent du temps dans des zones rurales ou qui sont régulièrement en contact avec des rongeurs. Les symptômes d’une infection à hantavirus peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre, rendant la détection précoce d’autant plus difficile.
Actuellement, l’OMS et les autorités sanitaires poursuivent leur enquête pour déterminer l’origine de cette contamination et prévenir d’éventuelles nouvelles infections. Alors que le virus « Andes » est au cœur des investigations, le monde reste vigilant face à cette situation inquiétante survenue en pleine mer.