Le navire de croisière MV Hondius, suspecté d’être un foyer d’hantavirus, est attendu ce samedi à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries. À son bord, 88 passagers et 59 membres d’équipage de 23 nationalités, ont quitté le Cap-Vert mercredi. L’évacuation des passagers débutera lundi, selon les autorités sanitaires espagnoles.
EN BREF
- Le MV Hondius arrive aux Canaries pour évacuer ses passagers.
- Des protocoles sanitaires stricts seront appliqués à l’arrivée.
- Trois passagers sont déjà hospitalisés en Europe, un cas est en cours d’évaluation.
Le ministère espagnol de l’Intérieur a précisé que tous les passagers resteront à bord jusqu’à l’arrivée des avions qui les ramèneront dans leurs pays d’origine. La ministre de la Santé, Mónica García Gómez, a affirmé qu’un « dispositif conjoint d’évaluation sanitaire et d’évacuation » faisait partie des mesures mises en place pour garantir la sécurité des passagers.
Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires s’emploient à gérer la situation, le navire a été mis sous surveillance. Des professionnels de santé supplémentaires ont été embarqués pour assurer des soins médicaux pendant la traversée. Ce dispositif vise à minimiser les risques de transmission du virus.
À bord, des cas d’hantavirus ont été signalés, dont deux membres d’équipage et une personne en contact avec un cas confirmé. Ces patients ont été évacués par des vols médicalisés depuis le Cap-Vert. Selon Ann Lindstrand, représentante de l’OMS, les évacués sont tous dans un état stable, et l’un d’entre eux est asymptomatique.
Les autorités néerlandaises et espagnoles sont en contact avec les passagers pour leur assurer une prise en charge rapide à leur arrivée. Le premier vol d’évacuation a atterri à Amsterdam, tandis qu’un second a fait escale à Grande Canarie, où des complications techniques ont nécessité des ajustements dans le transport des patients.
Les directives de l’OMS indiquent que la souche d’hantavirus détectée est transmissible entre humains, ce qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle épidémie. Le directeur général de l’OMS a toutefois affirmé que le risque pour le reste du monde reste faible, bien que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) appelle à la vigilance.
Les passagers du MV Hondius ont un parcours complexe, ayant voyagé entre plusieurs pays d’Amérique du Sud avant de rejoindre le navire. Parmi eux, trois personnes ont déjà succombé à des infections liées à l’hantavirus. La situation évolue rapidement, et les autorités continuent de surveiller de près le développement de cette crise sanitaire.
Les autorités sanitaires en Suisse ont également confirmé un patient hospitalisé à Zurich et un autre à Johannesburg. Ce dernier, ainsi qu’un couple de Néerlandais, aurait été en contact avec le virus lors de leur croisière. Les investigations restent en cours pour déterminer les circonstances précises des infections.
Dans ce contexte, l’OMS souligne que la transmission initiale pourrait avoir eu lieu en dehors du navire, ce qui complique le traçage des contacts. La situation actuelle rappelle les défis rencontrés au début de la pandémie de Covid-19, bien que les experts s’efforcent de ne pas faire de comparaisons hâtives.
Les autorités s’engagent à assurer une gestion rigoureuse de la situation pour protéger la santé publique, tout en facilitant le rapatriement des passagers dans les meilleures conditions possibles.