Donald Trump évoque un accord possible avec l’Iran, les marchés réagissent positivement

Le président américain, Donald Trump, a déclaré mercredi que la conclusion d’un accord de paix avec l’Iran est « très possible ». Cette annonce a entraîné une chute du prix du pétrole et une forte hausse des marchés boursiers. Cependant, il a également réaffirmé la menace de nouveaux bombardements en cas d’échec des négociations.

EN BREF

  • Donald Trump juge un accord avec l’Iran « très possible ».
  • Les marchés boursiers réagissent positivement, le pétrole chute.
  • L’Iran maintient une position ouverte sur les discussions américaines.

Lors d’une conférence de presse au Bureau ovale, M. Trump a souligné qu’il avait eu de « très bonnes discussions » au cours des dernières 24 heures et qu’un accord pourrait être à portée de main. Il a également évoqué la fin potentielle de l’opération militaire « Fureur épique » si les pourparlers aboutissent, tout en menaçant Téhéran de frappes à une « intensité bien plus forte » en cas d’impasse.

De son côté, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exprimé des doutes sur les intentions américaines, affirmant que Washington semblait vouloir forcer la « reddition » de l’Iran. Malgré cela, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que Téhéran continuait d’étudier la proposition américaine, ne fermant pas complètement la porte aux négociations.

Les marchés financiers ont réagi de manière favorable à ces développements. À Tokyo, l’indice Nikkei a bondi de 5,53% peu après l’annonce, tandis que d’autres places boursières en Asie, comme Hong Kong et Shanghai, ont également connu des hausses. Le cours du baril de Brent a chuté de près de 8% pour atteindre 101,27 dollars, loin des 126 dollars atteints récemment.

Mardi, M. Trump avait déjà annoncé des « grands progrès » vers un accord, ce qui avait conduit à la suspension de l’opération militaire lancée pour permettre aux navires coincés dans le Golfe de traverser le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique est crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington maintient son blocus des ports iraniens, et le Pentagone a signalé que l’un des pétroliers iraniens tentant de forcer ce blocus avait été « neutralisé ». En parallèle, le porte-avions Charles-de-Gaulle se prépare à se déployer dans la région, alors que la coalition menée par Londres et Paris se tient prête à sécuriser le détroit d’Ormuz en cas d’accord.

Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé l’importance d’une mission multinationale dans ce contexte, en s’adressant à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian. À l’ONU, une résolution est en préparation pour exiger que Téhéran mette fin à ses attaques et respecte la navigation dans la région.

Malgré l’optimisme apparent, la situation reste tendue. Des affrontements en mer entre forces iraniennes et américaines ont eu lieu, et des attaques ont été imputées à l’Iran contre les Émirats arabes unis, bien que Téhéran ait nié toute implication dans l’explosion survenue sur un cargo sud-coréen.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui a été impliqué dans les négociations précédentes, a exprimé son espoir quant à un aboutissement positif des discussions actuelles. Cependant, la population iranienne semble de plus en plus désillusionnée par la situation, comme l’indiquait Azadeh, une traductrice de 43 ans, qui a évoqué un profond sentiment de dépression et de désespoir face à ce qu’elle décrit comme un jeu psychologique.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays est « prêt à tous les scénarios » face à l’Iran, renforçant la posture militaire de l’État hébreu. La tension dans la région demeure palpable, avec des frappes israéliennes récentes ayant causé la mort de plusieurs personnes au Liban, malgré les appels à la trêve.

La situation dans le Golfe continue d’évoluer, et l’issue des négociations entre les États-Unis et l’Iran pourrait avoir des répercussions considérables sur la stabilité de la région et sur les marchés mondiaux.