Invasion de moustiques au CHU de Bastia : des patients en souffrance

Depuis plusieurs semaines, une situation alarmante touche le CHU de Bastia, en Haute-Corse. Les patients de l’hĂŽpital doivent faire face Ă  une infestation importante de moustiques tigres, rendant leur sĂ©jour de plus en plus insupportable. Ce phĂ©nomĂšne a suscitĂ© de vives rĂ©actions sur les rĂ©seaux sociaux, oĂč de nombreux internautes partagent des tĂ©moignages et des photos de leur corps marquĂ© par des piqĂ»res.

EN BREF

  • Le CHU de Bastia fait face Ă  une invasion de moustiques tigres.
  • Les patients signalent des nuits d’angoisse et de souffrance Ă  cause des piqĂ»res.
  • Des mesures sont mises en place, mais l’Ă©radication reste complexe.

Christian, patient au CHU, tĂ©moigne : « Ça a Ă©tĂ© une semaine infernale ». Évoquant son expĂ©rience, il raconte qu’un soir, plus de 60 moustiques se trouvaient dans les toilettes de sa chambre. Cette invasion nocturne rend impossible le sommeil pour de nombreux patients, poussant certains Ă  envisager de quitter l’hĂŽpital pour trouver un soulagement ailleurs.

Le moustique tigre, vecteur de maladies telles que la dengue, est un problĂšme sĂ©rieux en Corse. La situation s’est aggravĂ©e au point que Christian a pris la dĂ©cision de se faire opĂ©rer Ă  Marseille Ă  la fin du mois, prĂ©fĂ©rant s’Ă©loigner de cet environnement devenu hostile. « DĂšs que la nuit tombait, c’Ă©taient des attaques par dizaines, voire par centaines », ajoute-t-il, illustrant l’ampleur de la situation.

Les réponses du CHU

Face Ă  cette crise, le CHU de Bastia a mis en Ɠuvre plusieurs mesures pour tenter de contrĂŽler l’infestation. Parmi celles-ci, l’hĂŽpital a installĂ© des piĂšges lumineux et a acquis des rĂ©pulsifs cutanĂ©s adaptĂ©s. Cependant, l’Ă©radication totale des moustiques dans un cadre hospitalier s’avĂšre difficile. L’Ă©tablissement a exprimĂ© ses prĂ©occupations dans un communiquĂ©, soulignant que l’Ă©vacuation complĂšte des services concernĂ©s serait nĂ©cessaire pour appliquer des traitements plus radicaux, mais cette option est impraticable en raison de la continuitĂ© des soins qu’il doit assurer.

En attendant, le service de lutte antivectorielle de la CollectivitĂ© de Corse est intervenu pour traiter les flaques d’eau stagnantes qui favorisent la reproduction des moustiques, notamment sur les toitures et dans les vides sanitaires de l’hĂŽpital.

Pour tenter de se protĂ©ger, les patients sont conseillĂ©s de porter des vĂȘtements couvrants et d’utiliser des rĂ©pulsifs efficaces contre le moustique tigre. Toutefois, des restrictions s’appliquent Ă  certaines catĂ©gories de patients, comme les femmes enceintes, celles venant d’accoucher et les bĂ©bĂ©s, qui ne peuvent pas utiliser ces produits.

Cette situation met en lumiĂšre les dĂ©fis auxquels les Ă©tablissements de santĂ© doivent faire face en matiĂšre de lutte contre les nuisibles. Les patients, dĂ©jĂ  vulnĂ©rables en raison de leur Ă©tat de santĂ©, se retrouvent dans une situation de dĂ©tresse supplĂ©mentaire, et il est crucial que des solutions durables soient mises en place rapidement pour garantir leur bien-ĂȘtre.

Alors que l’Ă©tĂ© approche, cette problĂ©matique pourrait s’aggraver, et il est essentiel que les autoritĂ©s sanitaires prennent des mesures adĂ©quates pour prĂ©venir de telles invasions Ă  l’avenir. Le bien-ĂȘtre des patients ne doit pas ĂȘtre compromis par des facteurs environnementaux qui sont, en grande partie, Ă©vitables.