Les taxis et VTC pressent le gouvernement pour des aides face à la hausse des carburants

Le gouvernement français se prépare à des annonces cruciales concernant le soutien aux professionnels du transport, notamment les taxis et les VTC, qui sont particulièrement touchés par la flambée des prix des carburants. La réunion prévue ce lundi 11 mai à Bercy marque le début d’une série de discussions entre le gouvernement et ces acteurs économiques. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, recevra également les représentants des taxis mercredi prochain.

EN BREF

  • Réunion ce lundi entre le gouvernement et les VTC pour discuter des aides.
  • Les taxis seront reçus mercredi par le ministre des Transports.
  • Les professionnels demandent des mesures immédiates face à la hausse des carburants.

Les prix des carburants continuent de grimper, laissant les chauffeurs de taxis et de VTC dans une situation précaire. Brahim Ben Ali, secrétaire général de FO-INV, principal syndicat des VTC, a exprimé son mécontentement face à l’inaction du gouvernement. « On crève la bouche ouverte ! Donc on va taper du poing sur la table », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de la situation et la nécessité d’une aide spécifique pour leur profession.

Actuellement, les VTC se retrouvent exclus des dispositifs de soutien déjà en place, et l’indemnité de 50 euros annoncée pour les grands rouleurs est jugée insuffisante par les représentants de la profession. « Cette aide ne couvre pas les véritables coûts que nous supportons au quotidien », a ajouté Ben Ali, appelant à des mesures plus adaptées à leur réalité.

Pour les taxis, la situation est tout aussi préoccupante. Dominique Buisson, secrétaire de la Fédération nationale des taxis, a fait part de son désespoir face à ce qu’il considère comme une négligence persistante de la part du gouvernement. « Depuis le début de cette crise, nous sommes les oubliés, nous sommes la dernière roue du carrosse », a-t-il affirmé. Il a également mentionné que le seuil de 8000 km par an, qui définit les grands rouleurs, ne reflète pas la réalité de leur activité, qui peut atteindre jusqu’à 20 fois ce chiffre.

Dans la perspective de la réunion de mercredi, les taxis formulent plusieurs revendications, notamment la demande de plafonnement du prix du carburant à 1,80 euro le litre. Cette mesure serait, selon eux, une réponse immédiate à leurs difficultés et un pas vers une stabilisation de leur activité.

Alors que le gouvernement s’apprête à dévoiler ses mesures, la pression monte de la part des professionnels. Les taxis et VTC espèrent que leurs revendications seront entendues et que des solutions concrètes seront mises en place pour alléger le poids de la hausse des carburants sur leurs activités.

Cette période de crise met en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur des transports et souligne l’importance d’un dialogue constructif entre le gouvernement et ces acteurs clés de l’économie. Les prochaines heures seront déterminantes pour les taxis et VTC, qui attendent des réponses claires et des engagements fermes de la part de l’État.