Le mystère autour de la propagation de l’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius s’éclaircit. Ce lundi 11 mai 2026, les autorités sanitaires ont confirmé que Leo Schilperoord, un ornithologue néerlandais de 70 ans, est le premier cas connu de cette maladie zoonotique. Après avoir été testé positif, il a été isolé après le débarquement du bateau aux Canaries. Sa contamination soulève des inquiétudes parmi les passagers et rappelle les répercussions de la pandémie de Covid-19.
EN BREF
- Leo Schilperoord, ornithologue néerlandais, est le premier patient identifié de l’hantavirus.
- Il a contracté le virus lors d’un voyage en Amérique du Sud, avant de monter à bord du MV Hondius.
- Sa conjointe, également atteinte, a succombé au virus après son décès.
Leo Schilperoord a commencé à présenter des symptômes le 6 avril, peu après avoir embarqué avec sa femme, Mirjam Schilperoord, pour une croisière qui a débuté à Ushuaïa, en Argentine. Ce couple passionné d’ornithologie avait décidé de parcourir l’Amérique du Sud pour observer les oiseaux. Leur périple a débuté le 27 novembre dernier, et ils ont visité plusieurs pays avant d’être exposés au virus.
Leurs proches ont partagé leur chagrin à travers un avis de décès, rendant hommage à leur amour pour l’ornithologie, un sujet sur lequel ils ont écrit de nombreux articles. Le décès de Leo, survenu le 11 avril, a été particulièrement tragique, suivi de celui de Mirjam, qui a tenté de revenir aux Pays-Bas après avoir ressenti des symptômes elle aussi.
Une enquête menée par des journalistes du New York Post a mis en lumière les circonstances de leur contamination. Leo et Mirjam se seraient rendus dans une déchetterie proche d’Ushuaïa, un lieu réputé pour l’observation d’une espèce d’oiseau rare, le Caracara à gorge blanche. Cet endroit est souvent évité par les habitants en raison de la présence de rongeurs porteurs du hantavirus, tels que le rat pygmée à longue queue.
Leur histoire tragique témoigne des dangers que peuvent représenter certaines zones d’observation pour les ornithologues et rappelle l’importance d’une vigilance accrue en matière de santé lors de voyages d’aventure. Le couple a laissé derrière lui une communauté d’ornithologues en deuil, touchée par la perte de ces passionnés.
Les autorités sanitaires ont rassuré le public sur le fait que des mesures sont en place pour éviter la propagation de cette maladie. Bien que la situation soit préoccupante, les experts estiment que les risques de transmission sont faibles pour les autres passagers du navire. Les personnes ayant été en contact avec Leo et Mirjam doivent toutefois rester vigilantes et surveiller l’apparition de symptômes.
La communauté ornithologique se souviendra longtemps de Leo et Mirjam Schilperoord, deux amoureux des oiseaux dont le destin tragique souligne les dangers parfois méconnus que comporte la quête de connaissances dans des environnements naturels inexplorés.