En France, les violences LGBTphobes connaissent une inquiĂ©tante hausse. Selon le rapport annuel publiĂ© par SOS Homophobie, plus de 1 700 cas ont Ă©tĂ© signalĂ©s en 2025, marquant une augmentation notable par rapport Ă l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
EN BREF
- 1 771 témoignages de LGBTphobie recueillis en 2025, en hausse par rapport à 2024.
- Les actes se produisent principalement dans des lieux publics et en ligne.
- Un manque de volonté politique pour appliquer les lois existantes est dénoncé.
Le rapport met en lumiÚre un climat de plus en plus anxiogÚne et délétÚre pour les personnes LGBTI en France. SOS Homophobie a enregistré 1 771 témoignages de LGBTphobie, incluant des actes tels que des insultes, des menaces, des discriminations et des agressions physiques. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport aux 1 571 témoignages reçus en 2024.
Ce constat est d’autant plus alarmant Ă l’approche du 17 mai, journĂ©e internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. L’association souligne que ces chiffres ne reprĂ©sentent qu’une fraction des actes de violence, car de nombreuses victimes choisissent de garder le silence, par peur ou rĂ©signation.
Les tĂ©moignages recueillis rĂ©vĂšlent que les actes de LGBTphobie se produisent principalement dans des lieux publics (13 %), en ligne (11 %) et au sein de la famille ou de l’entourage proche (10 %). Les principaux vecteurs de ces violences incluent le rejet (42 %), les insultes (36 %) et le harcĂšlement (17 %).
Julia Torlet, prĂ©sidente de SOS Homophobie, a exprimĂ© son inquiĂ©tude quant Ă la situation actuelle : « Les lois qui protĂšgent les personnes LGBTI et qui condamnent lâhomophobie et la transphobie existent, mais il y a un manque de volontĂ© politique pour leur mise en Ćuvre. » Elle a Ă©galement soulignĂ© le besoin urgent de moyens supplĂ©mentaires pour lutter efficacement contre ces violences.
LâĂ©chĂ©ance des Ă©lections prĂ©sidentielles Ă venir ajoute une dimension dâincertitude Ă la situation. « Nous sommes sur une ligne de crĂȘte, on sait que tout peut basculer dans un an avec lâĂ©lection prĂ©sidentielle, dans un sens comme dans lâautre : soit les pouvoirs publics agissent pour une mise en Ćuvre effective de lâarsenal lĂ©gislatif, soit Ă lâinverse on continue sur la pente glissante, vers de plus en plus de violences et de moins en moins de vivre ensemble », a-t-elle averti.
Ce rapport de SOS Homophobie interroge la sociĂ©tĂ© française sur son engagement envers les droits des personnes LGBTI et sur la nĂ©cessitĂ© dâune mobilisation collective pour faire face Ă cette montĂ©e des violences. La sensibilisation et l’Ă©ducation sont essentielles pour changer les mentalitĂ©s et prĂ©venir ces actes de haine.