La sécurité routière en France métropolitaine fait l’objet d’une préoccupation croissante suite à une hausse significative de la mortalité sur les routes. En avril 2026, 285 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route, soit une augmentation de 15 % par rapport au même mois l’année précédente. Ces chiffres, publiés par la Sécurité routière ce mardi, mettent en lumière une situation préoccupante qui nécessite une réaction rapide.
EN BREF
- 285 morts sur les routes de France en avril 2026, une augmentation de 15 %.
- Les usagers vulnérables, comme les cyclistes et les motocyclistes, sont particulièrement touchés.
- La ministre Marie-Pierre Vedrenne appelle à une prise de conscience collective et à la prévention.
Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), cette hausse tragique représente 37 décès supplémentaires par rapport à avril 2025. De plus, le nombre de blessés graves a également connu une augmentation, atteignant 1 533 personnes, soit une hausse de 8 %.
Profil des victimes
Cette recrudescence de la mortalité routière touche particulièrement les usagers les plus vulnérables. Les décès parmi les utilisateurs de deux-roues motorisés ont augmenté de manière alarmante, atteignant 79, ce qui correspond à 27 victimes de plus qu’un an auparavant. Les cyclistes, également en danger sur les routes, enregistrent 28 décès, soit 12 de plus par rapport à l’année précédente.
Concernant les automobilistes et les piétons, la mortalité reste stable, mais à un niveau préoccupant pour un mois d’avril, avec respectivement 125 et 35 décès. De plus, trois utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés, tels que les trottinettes électriques, ont perdu la vie.
Analyse par tranche d’âge
Les statistiques montrent que la hausse des victimes concerne principalement les tranches d’âge de 25 à 64 ans (142 morts, +29), les moins de 18 ans (26 morts, +16) et les 65 ans et plus (83 morts, +7). En revanche, le nombre de décès chez les 18-24 ans a diminué, avec 34 tués, soit 14 de moins qu’en 2025.
Accidents hors agglomération
Un autre point préoccupant est l’augmentation des décès hors agglomération, qui s’élève à 184, soit 45 de plus qu’en avril de l’année précédente. Les forces de l’ordre ont également recensé 4 560 accidents corporels, ce qui représente une légère augmentation de 2 %.
Dans les départements et territoires d’outre-mer, la situation n’est pas plus encourageante, avec 21 personnes décédées en avril, quatre de plus qu’en 2025, et 357 blessés. Au total, la France, métropole et outre-mer réunis, déplore 306 décès le mois dernier, soit une hausse de 15 %.
Appel à l’action de la ministre
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a exprimé son inquiétude face à cette situation. Elle a qualifié ces chiffres de « drame humain que nous ne pouvons plus accepter ». Dans son allocution, elle a mis en avant plusieurs facteurs de risque, tels que la vitesse excessive, l’alcool, les stupéfiants et l’utilisation du téléphone au volant, qui contribuent à cette tragédie routière.
La ministre a appelé à un « sursaut de citoyenneté » et à une prise de conscience collective. Elle a insisté sur la nécessité d’une « ligne claire » qui allie fermeté contre les comportements irresponsables et mobilisation totale en faveur de la prévention et de l’éducation. L’objectif est de restaurer la route en tant qu’« espace de prudence, de respect et de citoyenneté ».
Face à des chiffres aussi alarmants, il est impératif que chacun prenne ses responsabilités pour contribuer à la sécurité routière et à la préservation des vies humaines sur les routes de France.