Amine Kessaci alerte sur des fuites « gravissimes » dans l’enquête sur l’assassinat de son frère

Le militant anti-narcotrafic et adjoint au maire de Marseille, Amine Kessaci, a exprimé son indignation suite à des fuites concernant l’enquête sur l’assassinat de son frère, Mehdi Kessaci. Dans une déclaration envoyée à l’AFP par ses avocats, il a dénoncé les conséquences « gravissimes en termes de sécurité » que ces révélations pourraient engendrer.

EN BREF

  • Amine Kessaci dénonce des fuites dans l’enquête sur l’assassinat de son frère.
  • Il affirme que ces fuites mettent en danger la sécurité et entravent la vérité.
  • Le parquet a été alerté sur la violation du secret de l’instruction.

Dans sa déclaration, Amine Kessaci a souligné que la violation du secret de l’instruction constitue une entrave à la recherche de la vérité. « C’est inacceptable et intolérable pour moi et les miens, mais également pour notre société », a-t-il affirmé. Il a également précisé que, contrairement à ce qui a été rapporté, la ligne téléphonique de Mehdi n’était pas à son nom. Par conséquent, il a mandaté ses avocats pour déposer une plainte pour violation du secret de l’instruction.

Le magistrat instructeur en charge du dossier a également signalé au parquet la possible violation du secret, selon des sources proches de l’enquête. Ce développement survient alors que plusieurs informations ont circulé dans la presse, révélant des détails sensibles sur l’affaire.

Mercredi, des sources ont corroboré une information du Monde, affirmant que les assaillants de Mehdi Kessaci avaient probablement « trompé de cible ». En effet, l’enquête révèle que les tueurs de Mehdi, abattu le 13 novembre 2025 à Marseille, visaient en réalité son frère Amine. Cette confusion serait liée à un numéro de téléphone qui avait été attribué à Amine Kessaci, mais qui était en réalité utilisé par Mehdi.

Les enquêteurs ont confirmé que cette erreur d’identité pourrait avoir joué un rôle clé dans l’assassinat. « C’est une certitude pour les enquêteurs », a précisé l’une des sources, notant que les commanditaires, toujours non identifiés, avaient transmis ce numéro à l’équipe chargée de l’assassinat.

Bien que la piste d’une erreur de cible soit prise au sérieux, d’autres pistes sont également explorées. Une source proche du dossier a expliqué que toutes les possibilités sont examinées avec la même rigueur, sans privilégier une théorie par rapport à une autre.

Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, avait été abattu en plein après-midi, un fait qui a provoqué une onde de choc à l’échelle nationale. Étranger au trafic de drogue et totalement inconnu des services de police et de justice, son meurtre a suscité d’innombrables interrogations sur la violence qui sévit à Marseille.

Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), créé en janvier, est saisi de cette affaire complexe. Les autorités tentent de démêler les fils de ce drame, tout en veillant à la sécurité des personnes impliquées et à la protection de l’intégrité de l’enquête.

Dans cette atmosphère tendue, les déclarations d’Amine Kessaci mettent en lumière les enjeux cruciaux entourant cette affaire, tant sur le plan judiciaire que social. Le combat pour la vérité et la justice semble être plus que jamais au cœur des préoccupations de la famille Kessaci.