Maïtena Biraben : le choc du diagnostic autistique à 57 ans

À 57 ans, Maïtena Biraben a été diagnostiquée autiste, une révélation qui a profondément bouleversé sa perception d’elle-même. Dans une interview accordée au Nouvel Obs, l’animatrice a partagé ses émotions et réflexions sur cette annonce, survenue un an auparavant. Ce diagnostic a agi comme un véritable électrochoc, révélant des aspects de sa personnalité qu’elle ignorait.

EN BREF

  • Maïtena Biraben a appris son autisme à 57 ans, ce qui a bouleversé son identité.
  • Elle a partagé son expérience lors de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.
  • Ses fils, Lucas et Gabriel, ont dû apprendre à comprendre son trouble et ses impacts.

Dans les mots de Maïtena Biraben, « apprendre que je ne me connaissais pas, c’est comme faire une chute libre d’un immeuble très haut ». Cette métaphore illustre le choc émotionnel qu’elle a ressenti après avoir compris que sa façon de penser et de communiquer différait de celle des autres. Elle a longtemps cru être semblable à autrui, mais cette révélation a mis en lumière des mécanismes de fonctionnement qui lui étaient jusqu’alors inconnus.

L’animatrice a également évoqué son parcours de recherche personnelle qui a débuté lors d’un direct sur Instagram pour son média Mesdames. Cette rencontre inattendue l’a poussée à explorer le monde de l’autisme, et ce qu’elle a découvert lui a semblé à la fois déstabilisant et révélateur. « J’étais fracassée. Tout ce que je lisais, tout ce que je trouvais comme information, me racontait, disait qui j’étais », a-t-elle déclaré, illustrant l’impact que cette connaissance a eu sur elle.

Une réflexion sur l’impact familial

Dans un autre entretien, Maïtena Biraben a abordé l’effet de son autisme sur ses fils, Lucas et Gabriel. Elle a expliqué comment son aîné, Lucas, a vécu cette particularité, surtout lorsqu’il était plus jeune. « Il a dû faire face, seul lui aussi, à l’autisme de sa mère », a-t-elle admis. Ses difficultés à gérer ses émotions ont souvent débordé lors de moments de tension, ce qui a mis Lucas dans une position délicate. « Il m’a récemment raconté être tombé sur un vieil enregistrement où je répondais de manière explosive à une simple question », a-t-elle ajouté, révélant la complexité de leur relation.

Gabriel, quant à lui, a eu la chance d’apprendre plus tôt la neuroatypie de sa mère. Lors d’une interview, il a partagé son point de vue sur les défis liés à l’autisme de Maïtena. Il a décrit sa mère comme une personne « épuisée socialement, très irritable mais aussi très excitée ». Gabriel a souligné que la compréhension de son trouble a amélioré leur relation, lui permettant d’adopter une attitude plus patiente et bienveillante. « Ça lui a permis d’être plus compréhensive sur le fait que si on ne la comprend pas, ce n’est pas de la mauvaise volonté », a-t-il précisé.

Un diagnostic révélateur

Le diagnostic de Maïtena Biraben a également permis de mettre en lumière la réalité de l’autisme, qui touche entre 1 et 2 % de la population française. En partageant son histoire, elle espère sensibiliser le public et réduire la stigmatisation qui entoure ce trouble. L’animatrice considère son expérience comme un moyen d’initier un dialogue sur la neurodiversité et l’importance de la compréhension des différences individuelles.

Il est clair que la prise de conscience de Maïtena Biraben concernant son autisme marque le début d’un nouveau chapitre dans sa vie. Ce diagnostic, loin d’être une fin en soi, s’avère être une occasion d’apprentissage et de partage. Loin des clichés, son témoignage offre une perspective authentique sur la réalité de vivre avec un trouble du spectre autistique, tout en soulignant l’importance de la compassion et de la patience dans les relations familiales.