Les difficultés financières des parents en 2026 : 53 % ne préparent pas l’avenir de leurs enfants

En 2026, la parentalité s’accompagne de nombreux défis, comme le révèle le baromètre de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), publié ce vendredi 15 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la famille. Les résultats montrent une détérioration significative des conditions de vie des familles, avec un impact direct sur leur capacité à préparer l’avenir de leurs enfants.

EN BREF

  • 53 % des parents estiment ne pas être en mesure de préparer l’avenir de leurs enfants.
  • Un tiers des parents ne peuvent plus se permettre de faire plaisir à leurs enfants.
  • 50 % des parents jugent que l’État n’apporte pas un soutien suffisant aux familles.

Le baromètre a mis en lumière des statistiques préoccupantes. En effet, un tiers des parents interrogés avouent qu’ils ne peuvent plus se permettre d’offrir des plaisirs à leurs enfants, une hausse de 7 points par rapport à 2024. De plus, 53 % des parents déclarent ne pas réussir à préparer l’avenir de leurs enfants, notamment en ce qui concerne l’épargne pour leurs études, un chiffre en hausse de 10 points. Par ailleurs, 13 % des parents affirment ne pas être en mesure de répondre aux besoins essentiels de leurs enfants, une augmentation de 2 points.

Jean-Philippe Vallat, invité de l’émission matinale, a déclaré : « Les plaisirs, c’est calculé, c’est compté, même pour les enfants. » La situation semble préoccupante, d’autant plus que la vie de famille reste une priorité pour 97 % des parents, mais ce taux est en déclin pour la première fois depuis que ce baromètre existe. Ce phénomène pourrait s’expliquer par les difficultés économiques croissantes auxquelles les familles doivent faire face, notamment la question du pouvoir d’achat.

Face à ces enjeux, de nombreux parents expriment leur frustration quant au soutien de l’État. Environ la moitié des parents interrogés estime que le gouvernement ne fait pas assez pour aider les familles, une opinion qui a également progressé de 10 points. Maryse, mère de famille, témoigne de cette réalité : « Quand il faut faire plaisir aux enfants, nous pensons d’abord à l’utile. Si elle veut un jouet Pat Patrouille, nous allons plus choisir un vélo Pat Patrouille qu’un jouet, car c’est plus utile. »

Les préoccupations financières pour l’avenir sont partagées par de nombreux parents. Gaël, père de famille, souligne les difficultés de choix scolaire : « On ne peut pas s’ouvrir tous les horizons sur n’importe quelle école, n’importe quels endroits. Si nos deux enfants disent qu’ils veulent chacun aller étudier dans une ville différente, ça va être compliqué. »

Stéphanie, quant à elle, commence déjà à envisager l’avenir de sa fille de 16 ans. Elle lui conseille de chercher une alternance pour contribuer au financement de ses études supérieures. Ce constat montre à quel point les parents sont contraints de repenser leurs priorités financières et d’adapter leurs choix éducatifs en fonction de leurs moyens.

Les résultats du baromètre de l’Unaf soulignent une réalité préoccupante pour les familles en France en 2026. Les défis économiques auxquels elles font face semblent peser lourdement sur leur capacité à offrir un avenir serein à leurs enfants. À l’heure actuelle, il est essentiel de mieux comprendre ces enjeux afin d’apporter un soutien adéquat aux familles en difficulté.