Maïtena Biraben, une animatrice télé bien connue, a révélé dans une interview récente qu’elle avait envisagé de se faire interner dans un hôpital psychiatrique avant d’être diagnostiquée autiste. Cette confession, faite le 13 mai, met en lumière son parcours complexe face à un diagnostic tardif survenu à l’âge de 57 ans.
EN BREF
- Maïtena Biraben a été diagnostiquée autiste à 57 ans.
- Elle a envisagé l’internement avant de comprendre ses différences.
- Sa neuroatypie a des conséquences sur son bien-être mental et professionnel.
Dans les colonnes du Nouvel Obs, l’animatrice, aujourd’hui âgée de 58 ans, a partagé son expérience avant et après le diagnostic. Elle confie avoir longtemps cru qu’elle était « comme tout le monde », sans réaliser que ses différences la distinguaient des autres. « J’ai découvert que je ne pensais pas, que je ne raisonnais pas, que je ne communiquais pas comme les autres. Apprendre que je ne me connaissais pas, c’est comme faire une chute libre d’un immeuble très haut », a-t-elle déclaré, illustrant la profondeur de sa prise de conscience.
Cette prise de conscience n’est pas sans conséquences. La fatigue qui en découle, particulièrement dans un cadre professionnel où son esprit est constamment en ébullition, a conduit Maïtena à envisager des mesures extrêmes. « J’ai essayé de me faire interner. Il fallait que tout s’arrête. Je me suis sentie bien dans cette salle d’attente, j’avais le sentiment de pouvoir m’autoriser à être qui j’étais », a-t-elle expliqué, évoquant un moment de vulnérabilité intense. Une rencontre avec un psychiatre l’a laissée en larmes, mais elle a été renvoyée chez elle après qu’il lui ait assuré que tout irait bien.
Avec le temps, elle a compris que ses particularités étaient liées à une neuroatypie, et non à un problème de santé mentale majeur. Ce diagnostic a marqué un tournant dans sa vie, lui permettant d’apprendre à se connaître davantage, de comprendre son fonctionnement et de s’engager dans des projets qui lui correspondent mieux. À travers cette démarche, Maïtena Biraben a commencé à embrasser sa singularité au lieu de la subir.
Les défis de l’hypervigilance
Maïtena Biraben a également partagé les défis quotidiens qu’elle rencontre en raison de son hypervigilance. Cette condition entraîne un stress chronique qui l’oblige à anticiper chaque interaction. « Par exemple, là, j’envisage toutes les possibilités de réponses à vos questions et je m’interroge : sont-elles correctes, incorrectes ? Alors je suis un peu fatiguée », a-t-elle précisé. Elle a ajouté qu’elle ne se sent jamais sereine, ce qui entraîne des troubles du sommeil, des migraines et divers maux physiques.
Ce témoignage de Maïtena Biraben illustre non seulement les défis auxquels font face de nombreuses personnes autistes, mais aussi la nécessité d’une meilleure compréhension et d’une plus grande acceptation des neurodiversités dans notre société. À travers son parcours, elle devient une voix importante pour ceux qui, comme elle, naviguent entre leurs différences et le monde qui les entoure.
En partageant son histoire, Maïtena Biraben espère susciter une réflexion sur la façon dont la société perçoit l’autisme et la neurodiversité. Son parcours, bien que semé d’embûches, témoigne d’une résilience et d’une volonté d’avancer vers un avenir qui lui ressemble.