Le chef militaire du Hamas, Ezzedine al-Haddad, tué lors d’une frappe israélienne à Gaza

Ce samedi, l’armée israélienne a annoncé l’élimination d’Ezzedine al-Haddad, le chef de la branche armée du Hamas, dans la bande de Gaza. Cette information a été confirmée par des responsables du mouvement islamiste palestinien, qui ont précisé qu’il avait été tué lors d’une frappe ciblée visant un appartement résidentiel et un véhicule civil.

EN BREF

  • Ezzedine al-Haddad a été tué par une frappe israélienne à Gaza.
  • Il était considéré comme l’un des principaux architectes des attaques du 7 octobre.
  • Le Hamas pleure la perte d’un de ses « plus grands combattants ».

Des images diffusées par la télévision israélienne montrent un immeuble en proie aux flammes, identifié comme le lieu de l’attaque ayant visé al-Haddad, décrit comme un « terroriste de premier plan ». Ce dernier était impliqué dans la planification de l’attaque meurtrière du 7 octobre 2023, qui a engendré la mort de 1.221 personnes, selon les autorités israéliennes.

La Défense civile de Gaza, organisation de secours sous contrôle du Hamas, a rapporté qu’une personne avait été tuée et qu’une vingtaine d’autres avaient été blessées lors des bombardements. Ezzedine al-Haddad a été tué aux côtés de sa femme et de sa fille, et leurs funérailles ont eu lieu samedi à Gaza, où des centaines de personnes étaient présentes pour rendre hommage.

Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a décrit al-Haddad comme l’un des « plus grands combattants » de l’histoire palestinienne, soulignant la perte immense que représente sa mort pour le mouvement. « Le chemin se poursuit jusqu’à la libération », a-t-il déclaré, témoignant ainsi du sentiment de détermination qui prévaut au sein du groupe.

Les forces israéliennes, au cours des deux dernières semaines, ont également annoncé avoir éliminé trois autres combattants du Hamas, dont deux étaient impliqués dans les événements du 7 octobre. Le ministère israélien de la Défense avait précédemment ciblé al-Haddad, l’accusant d’être responsable de nombreux actes de violence contre des civils israéliens et des soldats.

Il est à noter qu’al-Haddad avait été accusé d’avoir maintenu des otages dans des conditions inhumaines et d’avoir orchestré des attaques contre les forces israéliennes. De plus, il aurait refusé de se conformer à un accord proposé par l’ancien président américain Donald Trump, qui visait à désarmer le Hamas et à démilitariser la bande de Gaza.

Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont été responsables de l’attaque du 7 octobre 2023, qui a conduit à une intensification des hostilités dans la région. Depuis, la réponse militaire d’Israël a causé des destructions massives à Gaza, entraînant un nombre de victimes élevé.

Une trêve avait été instaurée le 10 octobre 2025, mais al-Haddad aurait ouvertement violé cet accord en poursuivant ses activités militaires, planifiant des attaques contre des cibles israéliennes. Le contexte de tensions persistantes entre le Hamas et Israël reste préoccupant, alors que la situation sur le terrain évolue rapidement.

Israël continue de revendiquer la neutralisation de plusieurs hauts dirigeants du Hamas, dont Yahya Sinouar, abattu en octobre 2024, et Mohammed Deif, tué en juillet 2024, tous deux considérés comme des figures centrales dans l’organisation et ses opérations militaires. Dans ce climat tendu, la mort d’Ezzedine al-Haddad marque une nouvelle étape dans le conflit israélo-palestinien, avec des implications potentielles sur la dynamique du pouvoir au sein du Hamas.