Dans un contexte de tensions persistantes entre l’Ukraine et la Russie, la nuit de samedi à dimanche a été marquée par de lourdes frappes de drones visant la capitale russe et sa périphérie. Les autorités locales ont confirmé la mort d’au moins trois personnes, alors même qu’une trêve avec Kiev venait de prendre fin.
EN BREF
- Trois personnes ont perdu la vie lors des frappes de drones sur Moscou.
- La défense anti-aérienne russe a abattu 556 drones en une nuit.
- Les frappes ukrainiennes visent des infrastructures militaires et énergétiques en Russie.
Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, au moins 74 drones ont été abattus durant la nuit, et plus de 120 au cours des dernières 24 heures. Le ministère russe de la Défense a, quant à lui, rapporté que ses unités de défense anti-aérienne avaient intercepté un total de 556 drones ukrainiens entre 22 heures et 07 heures, couvrant ainsi 14 régions russes, y compris la Crimée annexée, ainsi que les mers Noire et d’Azov.
Sur le terrain, la situation a été particulièrement tragique. Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a indiqué qu’une femme avait été tuée à Khimki, au nord-ouest de la capitale, et que deux hommes avaient perdu la vie dans la commune de Mytichtchi. En outre, plusieurs habitations ont subi des dégâts, et au moins quatre personnes ont été blessées.
A Moscou même, une frappe a fait 12 blessés, principalement des ouvriers sur un chantier près d’une raffinerie. Toutefois, la production de celle-ci n’a pas été affectée, bien que trois immeubles résidentiels aient été endommagés, selon les déclarations de Sergueï Sobianine.
La réponse ukrainienne s’inscrit dans le cadre d’une riposte aux bombardements incessants de l’armée russe, qui ont perduré pendant plus de quatre ans. L’Ukraine a régulièrement ciblé des infrastructures militaires et énergétiques en Russie pour affaiblir la capacité de Moscou à financer son offensive. Bien que la région de Moscou soit fréquemment la cible de drones, la ville elle-même, située à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, a été relativement épargnée jusqu’à présent.
La nuit de lundi à mardi a également vu la reprise des frappes entre les deux pays, après l’expiration d’une trêve de trois jours, négociée sous l’égide des États-Unis pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. Vendredi dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé que l’Ukraine avait le droit de frapper des sites pétroliers et militaires en Russie, en réponse à l’attaque meurtrière qui avait causé la mort d’au moins 24 personnes à Kiev.
Cette escalade des hostilités souligne l’absence persistante de solutions diplomatiques pour mettre fin au conflit, laissant la population locale dans une situation de vulnérabilité accrue face à ces violences. Les conséquences de ces frappes pourraient avoir des répercussions durables sur les relations entre les deux pays et sur la sécurité dans la région.