Cuba envisagerait des attaques par drones contre Guantánamo, selon Washington

Les relations entre les États-Unis et Cuba se détériorent rapidement, comme le révèlent des informations américaines parues le 17 mai. Selon le site Axios, La Havane aurait considéré la possibilité d’attaques par drones visant la base militaire américaine de Guantánamo, localisée à l’est de l’île, ainsi que d’autres cibles sur le territoire américain.

EN BREF

  • Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires auprès de la Russie et de l’Iran.
  • Washington craint une menace croissante avec le renforcement des capacités militaires cubaines.
  • Les autorités cubaines dénoncent des accusations américaines comme étant infondées.

D’après les renseignements américains, les autorités cubaines auraient renforcé leur coopération militaire avec la Russie et l’Iran ces derniers mois. Ces derniers auraient fourni à Cuba un nombre conséquent de drones militaires, ce qui inquiète les États-Unis. Un haut responsable américain a déclaré qu’il était préoccupant de voir de telles technologies à proximité des frontières américaines.

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a récemment effectué une visite à Cuba pour rencontrer des responsables cubains. Au cours de cette réunion, il les aurait mis en garde contre toute forme d’hostilité à l’égard des intérêts américains. Cette démarche s’inscrit dans une série d’initiatives visant à prévenir un éventuel conflit.

Le président américain, Donald Trump, a qualifié le régime cubain de « menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a également évoqué la possibilité de reprendre le contrôle de Cuba et a renforcé les sanctions économiques contre l’île. Washington maintient en outre un blocus pétrolier strict contre La Havane et envisage de nouvelles mesures de rétorsion.

Face à ces accusations, les autorités cubaines réagissent vigoureusement. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a accusé Washington de construire un « dossier frauduleux » contre son pays, justifiant ainsi une « guerre économique impitoyable » et des menaces d’intervention militaire. Sur les réseaux sociaux, plusieurs responsables cubains ont qualifié ces accusations de « calomnies » et de « mensonges » véhiculés par certains médias américains.

Bien que La Havane ne nie pas posséder des drones militaires, elle affirme que ces capacités sont destinées à assurer sa défense contre toute agression extérieure. L’ambassade cubaine à Washington a rappelé que le droit à l’autodéfense est reconnu par le droit international, soulignant ainsi sa position face aux accusations américaines.

Cette escalade dans les tensions entre Cuba et les États-Unis pourrait avoir des répercussions non seulement sur les relations bilatérales, mais également sur la stabilité régionale. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer comment ces deux nations géreront cette situation délicate. Une question persiste : jusqu’où les tensions peuvent-elles aller avant d’atteindre un point de non-retour ?