Amine Kessaci a été élu mardi à la présidence de Marseille Habitat, le bailleur social de la ville. À seulement 22 ans, cet adjoint au maire de Marseille, connu pour son engagement contre le narcotrafic, est le seul candidat à avoir postulé pour ce poste. Le maire, Benoît Payan, a exprimé sa fierté et a souligné le parcours atypique de Kessaci, qui a grandi dans un logement social et connaît bien les difficultés liées au logement.
EN BREF
- Amine Kessaci élu à la tête de Marseille Habitat, à 22 ans.
- Engagement fort pour le relogement des familles victimes du narcotrafic.
- Collaboration prévue avec l’État et tous les bailleurs sociaux de la ville.
Dans son discours, Kessaci a évoqué son souhait de mener des projets concrets pour aider les familles touchées par la violence du narcotrafic. « Je veux m’engager pour le relogement des familles de victimes, celles qui attendent de pouvoir se sentir en sécurité », a-t-il déclaré. Son engagement personnel est également marqué par une tragédie familiale : il a perdu son frère aîné, impliqué dans le trafic de drogue, et son frère cadet, tué en 2025, ce qui lui confère une perspective unique sur la violence que vivent certains quartiers de la ville.
Marseille Habitat, qui dispose du plus petit parc de logements sociaux de la cité phocéenne, pourrait jouer un rôle clé dans la mise en œuvre d’un dispositif de relogement. Kessaci a précisé qu’il était essentiel de travailler en concert avec tous les bailleurs sociaux pour établir un « contingent » de logements dédiés à ces familles vulnérables. « Il faudra travailler avec tout le monde », a-t-il insisté, en soulignant l’importance d’impliquer l’État dans cette démarche.
Le jeune président a également prévu d’associer la préfecture de police pour identifier les familles en danger et victimes d’homicides. « Je veux que les services de police puissent repérer ces familles et les reloger rapidement », a-t-il ajouté, soulignant l’urgence de la situation. Cette démarche a déjà été abordée avec le gouvernement, et Kessaci a rencontré le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour discuter de ces enjeux cruciaux.
Amine Kessaci représente une nouvelle génération d’élus qui, malgré leur jeunesse, portent des projets ambitieux et réalistes. Son élection à la tête de Marseille Habitat pourrait être un tournant pour les politiques de logement social dans la ville, en mettant l’accent sur l’écoute et l’accompagnement des plus fragiles. Les défis sont nombreux, mais la détermination de Kessaci à agir pour améliorer les conditions de vie des Marseillais est palpable.
À travers cette élection, Marseille pourrait voir un changement significatif dans sa manière d’aborder les problèmes sociaux, avec un leader qui comprend intimement les réalités du terrain et qui est prêt à se battre pour la justice sociale.