À partir de 2028, le baccalauréat pourra être passé en langue régionale

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé une révision significative des modalités de passation des épreuves de spécialité du baccalauréat, à compter de 2028. Cette réforme permettra aux lycéens ayant suivi une spécialité dans une langue régionale de passer l’épreuve correspondante dans cette langue, une décision qui marque une avancée dans la reconnaissance des langues régionales au sein du système éducatif français.

EN BREF

  • Les épreuves de spécialité du bac 2028 pourront être passées en langue régionale.
  • Les élèves qui ont suivi une spécialité dans une langue régionale bénéficieront de cette réforme.
  • Les textes réglementaires seront publiés cet été pour une application dès la rentrée prochaine.

Cette annonce a été faite dans un entretien accordé au quotidien Ouest-France, le 24 mai 2026. M. Geffray a précisé que « à partir du moment où un élève aura suivi une spécialité sur les deux années de première et de terminale dans une langue vivante régionale, il pourra passer l’épreuve correspondante dans cette langue ». Le sujet d’examen sera identique à celui proposé en français, mais traduit dans la langue régionale choisie.

En outre, le grand oral du baccalauréat, qui est lié aux deux spécialités, pourra également se dérouler dans la langue régionale. Toutefois, il est important de noter que cette option ne sera valable que pour une seule spécialité, l’autre devant être préparée et passée en français. Par exemple, un élève ayant suivi la spécialité mathématiques en breton pourra passer cette épreuve en breton, mais sera tenu de passer sa spécialité en physique-chimie en français.

Actuellement, même si un lycéen suit une spécialité intégralement en langue régionale, il doit passer son épreuve en français, sauf si sa spécialité est la langue elle-même. Cette réforme vise à aligner les modalités du baccalauréat avec celles déjà en vigueur dans l’enseignement supérieur, où, par exemple, un étudiant en droit peut passer ses examens dans une langue étrangère s’il suit le cours dans cette langue.

M. Geffray a affirmé que cette réforme ne nuira pas à la langue française. Au contraire, il a souligné que les élèves continueront à passer la majorité de leurs épreuves en français, tout en bénéficiant d’un parcours scolaire bilingue qui sera enfin reconnu à sa juste valeur.

En termes de calendrier, le ministre a indiqué que les textes réglementaires seront publiés durant l’été 2026, de manière à permettre aux élèves entrant en première à la rentrée prochaine de suivre leur cycle terminal dans ce nouveau cadre. Les premières épreuves en langue régionale auront lieu lors de la session du baccalauréat en 2028.

Enfin, Édouard Geffray a évoqué la possibilité que ces nouvelles modalités puissent s’étendre à certaines langues vivantes étrangères à l’avenir, ouvrant ainsi la voie à une plus grande diversité linguistique dans l’éducation nationale.