Okaïdi en redressement judiciaire : jusqu’à 290 emplois menacés et 60 magasins fermés

La marque de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi, emblématique du groupe IDKIDS, annonce une restructuration drastique de son réseau en France. Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre d’un redressement judiciaire, pourrait entraîner la suppression de 290 postes et la fermeture d’environ 60 magasins à travers le pays.

EN BREF

  • 290 postes supprimés et 60 magasins concernés par le plan social d’Okaïdi.
  • Le redressement judiciaire vise à réorganiser les activités du groupe IDKIDS.
  • Les employés sont en attente de la liste des points de vente affectés.

Cette mesure a été annoncée le 26 mai 2026, en pleine procédure de redressement judiciaire ouverte le 3 février par le tribunal de commerce de Lille. Okaïdi, qui emploie actuellement environ 2 000 personnes en France, fait face à un environnement économique difficile. La marque, qui propose des vêtements pour enfants de 3 à 14 ans, s’efforce de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Le groupe IDKIDS, basé à Roubaix, ne se limite pas à Okaïdi. Il englobe également d’autres enseignes telles qu’Obaïbi (destinée aux 0-3 ans), Oxybul (jeux d’éveil) et la plateforme logistique IDLOG. L’objectif de cette réorganisation est d’assurer la pérennité de l’entreprise tout en permettant une continuité d’activité.

Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT, a exprimé un certain soulagement face à cette décision, affirmant que le groupe était soulagé d’éviter une liquidation. Dans un communiqué, Okaïdi a décrit un « environnement durablement dégradé » qui a conduit à cette réorganisation, citant plusieurs facteurs ayant impacté le secteur du prêt-à-porter pour enfants.

Malgré un chiffre d’affaires global de 600 millions d’euros, dont 300 millions réalisés en France, et un groupe IDKIDS affichant 800 millions d’euros de revenus, les chiffres ne suffisent plus à compenser la rapide évolution des comportements d’achat. La tendance vers les prix bas et la revente en ligne a eu un impact significatif sur les ventes.

Le redressement judiciaire permet à Okaïdi de continuer son activité sous l’égide du tribunal, tout en élaborant un plan de remboursement et de sauvegarde de l’emploi. Ce processus vise à recentrer le groupe sur ses activités jugées les plus viables, illustré par des cessions d’actifs récentes, comme la vente de Jacadi au groupe Deveaux.

La réorganisation touchera différents secteurs, y compris les magasins, les fonctions support et la logistique. Les employés concernés bénéficieront d’un accompagnement, incluant des options de reclassement et de mobilité interne, comme l’indiquent les documents remis aux représentants du personnel. Toutefois, l’incertitude demeure tant que la liste précise des 60 magasins fermés n’est pas rendue publique, laissant salariés et clients dans l’attente de savoir quel sera l’avenir de leur boutique Okaïdi.

Dans ce contexte, la question demeure : quelles villes seront les plus touchées par cette restructuration ? Alors que l’enseigne fait face à des choix difficiles, l’impact de ces décisions se fera sentir au sein des communautés locales, affectant ainsi de nombreuses familles clientes et employés.