Le gouvernement français a officiellement annoncé le doublement de l’indemnité carburant, qui passe de 50 à 100 euros, pour soutenir les trois millions de travailleurs modestes confrontés à l’augmentation des prix du carburant. Cette mesure, publiée samedi au Journal officiel, s’inscrit dans un contexte économique difficile aggravé par les conséquences du conflit au Moyen-Orient.
EN BREF
- L’indemnité carburant pour les travailleurs modestes passe à 100 euros.
- Cette aide est destinée à ceux dont le revenu fiscal est inférieur ou égal à 16 880 euros.
- Les demandes peuvent être effectuées jusqu’au 30 juillet 2026.
Initialement, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait annoncé cette aide le 22 avril, en réponse à la flambée des prix à la pompe. Le 21 mai, il a précisé que l’indemnité, prévue à l’origine à 50 euros, serait finalement portée à 100 euros. Cette mesure vise à compenser l’impact économique de la hausse des prix du carburant sur les ménages les plus vulnérables.
Pour bénéficier de cette aide, les actifs doivent avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros et parcourir quotidiennement au moins 15 kilomètres pour se rendre à leur travail, ou dépasser les 8 000 kilomètres par an à des fins professionnelles. Le décret publié samedi par le ministère de l’Action et des comptes publics précise que cette aide correspond à une réduction moyenne de 20 centimes par litre de carburant sur une durée de six mois, au lieu de trois mois initialement prévus.
Les travailleurs éligibles peuvent faire leur demande depuis mercredi via un formulaire accessible sur le site des impôts (impots.gouv.fr). Selon les informations disponibles sur service-public.gouv.fr, l’aide sera versée dans un délai d’environ dix jours après la demande, cette dernière pouvant être formulée jusqu’au 30 juillet 2026. Il est à noter que l’indemnité ne peut être accordée qu’une seule fois par véhicule, et chaque personne ne peut bénéficier que d’une seule aide.
Pour assurer la transparence et éviter les abus, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a indiqué qu’un contrôle rigoureux sera mis en place. Cette démarche est essentielle pour garantir que l’aide parvienne réellement aux travailleurs qui en ont besoin.
En parallèle, un décret et un arrêté du ministère de la Transition écologique ont été publiés pour définir les modalités d’une aide destinée aux entreprises de pêche, également affectées par la hausse des prix du carburant. Ce dispositif, qui s’élève à 13 millions d’euros, inclut une partie consacrée aux frais de gestion du programme. Selon les évaluations, cette aide pourrait représenter une compensation de 20 centimes par litre de carburant en avril et 35 centimes par litre en mai.
Cette initiative gouvernementale vise à atténuer les effets de la crise actuelle sur les secteurs les plus touchés, en assurant une aide concrète et adaptée aux besoins des travailleurs modestes et des entreprises de pêche. À l’heure où le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des Français, ces mesures pourraient apporter un soutien significatif dans un contexte économique incertain.