Yann, cariste à Dunkerque : comment gérer un budget de 2 388 € pour une famille de trois

Dans l’entrepôt où il travaille, Yann, 34 ans, fait face à un défi quotidien. Avec un salaire mensuel de 1 890 € nets, il doit jongler avec les dépenses pour sa famille. Sa compagne, Anaïs, est en congé parental avec leur fille de 18 mois. Ensemble, ils doivent faire face à un budget serré, où chaque euro compte. Cet article explore comment ils répartissent leurs revenus et gèrent leurs dépenses.

EN BREF

  • Yann perçoit un salaire net de 1 890 € par mois et sa compagne 428 € d’allocations.
  • Le couple consacre 1 098 € à des charges fixes, laissant 1 290 € pour vivre.
  • Ils envisagent d’acheter une maison après la fin de leur crédit auto.

Yann dispose d’un salaire de base de 1 720 €, auquel s’ajoutent des primes de productivité, dont il reçoit en moyenne 100 €. Ce revenu est complété par le complément de libre choix d’activité (PreParE) d’Anaïs, qui s’élève à 428 €. Leurs ressources mensuelles totales atteignent ainsi 2 388 €. Toutefois, ils ne bénéficient d’aucune allocation familiale, ce qui complique davantage leur gestion budgétaire.

Les charges fixes : un poids lourd dans le budget

Le loyer de leur appartement T3 à Coudekerque-Branche représente la dépense la plus importante avec 580 € par mois, dont 70 € sont couverts par l’aide personnalisée au logement (APL). Cela laisse un reste à charge de 510 €. Yann souligne : « Nous avons cherché moins cher, mais comme nous avons un bébé, nous avions besoin d’au moins deux chambres. »

À cela s’ajoutent les factures de gaz et d’électricité, qui s’élèvent en moyenne à 115 € par mois, et l’assurance habitation à 28 €. Les dépenses de transport, avec une voiture de 2016 utilisée par Yann, coûtent environ 120 € pour le carburant, 52 € pour l’assurance auto et 135 € pour le remboursement d’un crédit auto en cours. Anaïs, quant à elle, utilise les transports en commun pour 32 € par mois.

Leurs abonnements mensuels, incluant le téléphone, l’internet et des services de streaming, totalisent 81 €. En matière de fiscalité, le couple n’est pas imposable, un soulagement qui n’efface pas la pression des dépenses, qui s’élèvent à 1 098 € au total. Cela leur laisse 1 290 € pour les dépenses variables.

Dépenses variables et gestion du quotidien

Les dépenses alimentaires constituent une autre part importante de leur budget. Yann et Anaïs consacrent entre 85 et 100 € par semaine à leurs courses, soit environ 380 € par mois. « Nous faisons attention, mais avec un bébé, les coûts grimpent rapidement, surtout avec les petits pots bio », explique Yann.

Les produits pour leur fille, ainsi que les soins courants, représentent environ 65 € et 20 € respectivement. Le couple s’autorise peu de sorties, se limitant à un repas au restaurant par mois, pour un total de 30 €. En ce qui concerne l’habillement, ils dépensent environ 40 € par mois pour leur fille et 25 € pour Yann. Anaïs privilégie les achats d’occasion sur des sites comme Vinted.

En termes de loisirs, ils mettent de côté 60 € par mois pour des vacances estivales. « On ne part pas loin, mais c’est important pour le moral », affirme Yann. En ajoutant quelques dépenses imprévues, le total des dépenses variables s’élève à 670 €, portant le total mensuel des dépenses à environ 1 768 €.

Épargne et projets d’avenir

Malgré un excédent théorique de 620 € par mois, Yann reconnaît que les imprévus peuvent rapidement réduire ce montant. Actuellement, il met de côté 150 € sur un Livret A, représentant un coussin de sécurité pour les dépenses imprévues. Le couple vise à épargner suffisamment pour atteindre 6 mois de dépenses, un objectif qui semble encore lointain.

Leur projet à moyen terme est de devenir propriétaires. Ils explorent des maisons dans le Dunkerquois, où les prix demeurent accessibles, autour de 140 000 € pour une maison de trois chambres. Anaïs, aide-comptable, envisage de reprendre un emploi dès que leur fille entrera en crèche, ce qui pourrait également améliorer leur situation financière.

Avec un revenu de 1 890 €, Yann se situe légèrement en dessous du salaire médian français, estimé à 2 100 € nets mensuels en 2025. Il exprime sa satisfaction quant à son emploi, tout en espérant une augmentation de 300 € pour améliorer leur quotidien.