Affaire Lyhanna : la mère d’une victime porte plainte contre l’État pour lenteur judiciaire

La mère d’une mineure, victime présumée de Jérôme Barella, a décidé d’engager des poursuites contre l’État. Cette décision intervient après une plainte initiale déposée en 2025 pour viol sur mineure. L’avocat de la famille, Pierre Debuisson, a annoncé ce mardi 9 juin 2026, que deux procédures seront lancées : une plainte pour faute lourde devant le tribunal judiciaire et une autre procédure au pénal.

EN BREF

  • Une plainte contre l’État pour faute lourde a été annoncée par la mère d’une victime.
  • Jérôme Barella est accusé de viols sur la fille de cette mère entre septembre 2024 et mai 2025.
  • Les lenteurs de la justice sont au cœur des préoccupations exprimées par l’avocat.

Cette plainte fait suite à des événements tragiques qui se sont déroulés dans l’affaire Lyhanna. La mère de la fillette, née en 2014, avait déposé une première plainte à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) le 22 août 2025. Dans cette plainte, elle accusait Jérôme Barella d’avoir commis des viols sur sa fille durant une période allant de septembre 2024 à mai 2025, au domicile du suspect.

Suite à cette première plainte, la petite fille avait été entendue cinq jours plus tard. Des examens médico-légaux et psychologiques ont été réalisés en septembre et octobre 2025, mais la situation judiciaire semble avoir stagné. En janvier 2026, le parquet de Toulouse a transféré l’affaire au parquet d’Auch, qui a prescrit des actes d’enquête à la gendarmerie de Lectoure.

La procureure d’Auch, Clémence Meyer, a récemment indiqué lors d’un point de presse que l’enquête était en cours au moment de la disparition de Lyhanna. Cependant, elle n’a pas pu préciser quelles investigations avaient été menées par les gendarmes au cours des quatre mois qui ont suivi le transfert de l’affaire. Cette incertitude a suscité l’inquiétude et la colère de la mère, qui dénonce la lenteur et l’inefficacité de la justice.

L’avocat Pierre Debuisson a souligné que l’objectif de la plainte contre l’État est de faire reconnaître la responsabilité de la justice dans cette affaire. Il a affirmé que les lenteurs judiciaires avaient des conséquences dramatiques et qu’il était impératif d’agir pour éviter que d’autres victimes n’endurent la même situation.

Les enjeux autour de cette affaire ne se limitent pas seulement aux accusations portées contre Jérôme Barella. Ils soulèvent également des questions sur l’efficacité du système judiciaire français. La mère de la victime, en portant plainte contre l’État, souhaite mettre en lumière ces dysfonctionnements qui, selon elle, ont contribué à la souffrance de sa fille.

Dans ce contexte, la réaction des autorités judiciaires sera scrutée de près. La famille espère que cette démarche incitera à des réflexions sur le traitement des affaires de violences sexuelles et sur l’urgence d’agir dans de telles situations. La lutte pour la justice et la reconnaissance des droits des victimes est plus que jamais au centre des préoccupations.

La mère de Lyhanna s’engage dans un combat difficile, mais essentiel, pour faire entendre sa voix et celle des nombreuses familles qui, comme la sienne, se battent pour la justice. Cette affaire met en lumière des réalités douloureuses et pose la question de la responsabilité de l’État face aux lenteurs de la justice.