Au sein du Rassemblement National, la popularité de Jordan Bardella est mise à mal. Son mode de vie, jugé excessif, et son histoire d’amour avec la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles suscitent des remous au sein même de son parti. Cela fait écho à des critiques croissantes d’élus de droite, qui estiment que son image s’éloigne de celle de son électorat.
EN BREF
- Jordan Bardella fait face à des critiques internes au RN concernant son mode de vie.
- Sa relation avec la princesse Maria Carolina aggrave son image auprès de l’électorat populaire.
- Les inquiétudes grandissent à l’approche des élections présidentielles de 2027.
Les récentes apparitions de Bardella, notamment au Grand Prix de Monaco le 7 juin, ont alimenté les critiques. En effet, des photos le montrant en train de célébrer avec un verre de champagne à la main ont choqué certains militants, surtout en coïncidant avec une marche blanche en hommage à Lyahnna, une jeune victime tragique en France. Face à ces questions, le président du Rassemblement National a réagi avec agacement, déclarant sur BFMTV : « C’est une question sérieuse ? » et ajoutant que des marches blanches ont lieu chaque jour.
Dans les coulisses du parti, un certain malaise s’installe. Un élu de droite, s’exprimant anonymement, a qualifié la situation de « bombe à déflagration lente ». Un autre a été plus sévère, évoquant un « Bardella hors sol », perdu dans les ors de la jet-set. Ce décalage entre son image d’ancien jeune homme de Seine-Saint-Denis et son train de vie actuel soulève des interrogations parmi ses proches. Un député du centre a même ironisé sur ses nouveaux costumes, se demandant comment un homme qui venait d’un milieu modeste a pu changer à ce point.
À moins d’un an des élections présidentielles, ces critiques deviennent préoccupantes. Le Rassemblement National, qui a su conquérir un électorat populaire par Marine Le Pen, craint un décrochage. L’incertitude grandit alors que l’avenir judiciaire de Marine Le Pen reste incertain, avec une décision attendue le 7 juillet concernant l’affaire des assistants parlementaires. En cas d’empêchement, Jordan Bardella serait vu comme son successeur, mais des doutes subsistent quant à sa capacité à mener une campagne présidentielle efficace.
Un élu a souligné que si Bardella devait se présenter en 2027, il serait en bonne position dans les sondages, ce qui minimiserait le risque d’effondrement avant le second tour. Toutefois, il a averti que l’entre-deux-tours pourrait s’avérer périlleux pour lui. Ce constat rappelle les critiques portées sur Nicolas Sarkozy en 2007, alors qu’il était moqué pour ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré.
La question demeure : Jordan Bardella saura-t-il éviter que cette période de critiques ne laisse des marques durables sur sa carrière politique ? L’avenir proche nous le dira, mais pour l’instant, son image et celle du Rassemblement National semblent en danger.