Les discussions entre les États-Unis et l’Iran, visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, sont déjà fragilisées. Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti ce samedi 20 juin que le protocole d’accord récemment signé serait « en danger » si ses dispositions n’étaient pas rapidement mises en œuvre, alors que la violence au Liban s’intensifie.
EN BREF
- Le protocole d’accord USA-Iran est menacé si ses mesures ne sont pas appliquées rapidement.
- L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz en réponse aux attaques israéliennes au Liban.
- Des discussions techniques se dérouleront en Suisse pour mettre en œuvre l’accord.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a précisé que les États-Unis devaient agir rapidement pour éviter que l’accord ne soit compromis. « L’autre partie doit prendre les mesures nécessaires dès que possible, sinon l’intégralité du protocole sera en danger », a-t-il déclaré, mettant en lumière la tension croissante dans la région.
Dans ce contexte, l’Iran a également annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique, en représailles aux attaques israéliennes. Cette décision souligne l’instabilité qui règne dans la région et la fragilité des accords de paix en cours. Bien que l’Iran n’ait pas rompu les discussions, la situation reste tendue.
Donald Trump, président des États-Unis, a quant à lui évoqué la possibilité d’imposer un péage dans le détroit d’Ormuz si les négociations échouent. « Il n’y aura AUCUN péage dans le détroit d’Ormuz durant les 60 jours de cessez-le-feu », a-t-il affirmé sur sa plateforme Truth Social, tout en laissant entendre qu’un péage pourrait être envisagé par la suite si aucun accord n’était trouvé.
Le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur dans ce processus, a annoncé que des discussions techniques se tiendraient en Suisse le 21 juin. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a confirmé la participation de médiateurs pakistanais et qataris aux côtés des représentants américains et iraniens.
Des sources iraniennes rapportent que les négociateurs iraniens se sont déjà rendus en Suisse, où des responsables américains, dont l’émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, sont également présents. Ces derniers sont chargés de gérer les aspects techniques des négociations.
Des discussions préliminaires ont déjà débuté entre diplomates, signalant la volonté des parties de progresser malgré les tensions. JD Vance, le vice-président américain, a quitté Washington pour rejoindre les pourparlers en Suisse, après un départ retardé cette semaine.
Alors que les acteurs internationaux observent attentivement l’évolution de la situation, il est clair que l’accord entre les États-Unis et l’Iran repose sur un fil. Le respect des engagements pris et la mise en œuvre rapide des mesures convenues seront essentielles pour éviter une escalade des hostilités dans cette région déjà volatile.